Free n’a pas tout sacrifié sur l’autel du mobile. Mardi, le groupe a publié des résultats annuels qui attestent de sa solidité financière malgré les lourds investissements consentis pour se faire une place sur le marché de la téléphonie mobile.

Le bénéfice net ressort à 187 millions en 2012, en baisse de 26% mais supérieur aux attentes des analystes qui tablaient sur un résultat de 167 millions, selon le consensus Factset.

Cette baisse des profits s’explique essentiellement par les investissements réalisés dans le déploiement des nouvelles offres et dans le réseau, pour un total de 950 millions d’euros. Le groupe indique avoir raccordé 1 500 nouveaux sites à son réseau mobile et disposer ainsi d’une couverture de plus de 40% de la population. En 2013, il compte investir «un même ordre de grandeur », soit près d’un milliard d’euros (30% du chiffre d’affaires).

«Nous avons une activité fixe extrêmement dynamique et qui génère de la trésorerie de manière assez massive pour nous permettre de financer nos très importants investissements, en nous apportant le carburant pour financer nos activités fixes et mobiles», a commenté Maxime Lombardini, directeur général.

Interrogé sur la baisse du résultat net, M. Lombardini a souligné le fait que le résultat brut d’exploitation (Ebitda) était, lui, en croissance de 10,6%, ce qu’il a qualifié d'«assez exceptionnel pour une première année d’activité sur un lancement mobile». L’Ebitda s’est ainsi élevé à 921 millions d’euros, l'excédent dégagé par les activités fixes (967 millions) compensant largement la perte d’exploitation du mobile (46 millions).

Iliad indique qu’il versera un dividende de 0,37 euro par action, inchangé par rapport à l’exercice précédent. Cela représente une enveloppe de 21 millions d’euros « contre près de 4 milliards d’euros pour nos trois concurrents (Orange, Bouygues Telecom et SFR, ndlr) », souligne le groupe qui affiche ainsi ses ambitions de croissance et espère faire taire les critiques sur ses investissements. Il confirme viser un chiffre d'affaires «de plus de 4 milliards d'euros» d’ici 2015 et une part de marché dans la téléphonie mobile de 15% à moyen terme (contre 8% actuellement).

Vers 14h20, le titre signe l’une des meilleures performances du SBF 120, s’adjugeant 6,4% sur un marché en baisse de 0,5%.