Lagardère, actionnaire historique d’EADS, va vendre sa participation dans le groupe d’aéronautique et de défense européen. Grâce au vote ce mercredi par l’assemblée générale d’EADS d’un programme de rachat d’actions, Lagardère va céder les 7,5% du capital qu’il lui reste.

« Bien que nous ayons annoncé depuis longtemps notre intention de sortir d’EADS, nous y sommes quand même restés plus de treize ans. Nous avons donc joué notre rôle d’investisseur de long terme », rappelle Arnaud Lagardère dans un entretien au journal Les Echos. « Notre sortie se fera avant l’été », ajoute-t-il.
Au cours actuel d’EADS, la vente de cette participation dégagerait un produit de 2,5 milliards d’euros pour le groupe de médias, soit une plus-value d’environ 2 milliards d’euros.

Cette somme sera utilisée pour «verser une prime à nos 22.500 salariés en France et à l’étranger, distribuer un dividende, réduire notre endettement, bien que notre ratio de dette sur fonds propres est raisonnable et enfin, poursuivre le développement de nos activités», détaille Arnaud Lagardère dans cet entretien. D’après David Barroux, rédacteur en chef des Echos, la moitié du produit de la vente pourrait servir au versement d’un dividende exceptionnel aux actionnaires de Lagardère qui ont vu le cours du titre chuter de 40% depuis cinq ans. Depuis le début de l’année, l’action a toutefois repris 13% en anticipation de ce dividende.

Reste au patron à convaincre du potentiel d’un groupe « 100% média », tel qu’il l'a façonné depuis plusieurs années. Lagardère figure parmi les leaders mondiaux dans le domaine de l’édition (Hachette, Larousse, Grasset…) et de la presse (Elle, Paris Match, Europe 1…). Il est également présent dans le « Travel Retail » (points de vente dans les gares, aéroports) et dans le marketing sportifs.

A la clôture mercredi, le titre cède 1,7% sur un marché parisien en baisse de 1%.