Dure fin de semaine pour France Telecom. Le titre prend la lanterne rouge du CAC 40 et aligne une troisième séance de baisse consécutive. La raison ? Le groupe a dévoilé hier une nouvelle offre en réponse à celles de Free dans l’internet fixe et mobile, qui risque de peser sur ses marges et sur celles de l’ensemble du secteur.

Cette offre, qui sera commercialisée à partir du 13 juin sur internet, propose des abonnements « quadruple play » (internet, TV, mobile et fixe) à partir de 34,90 euros par mois contre 44,90 euros actuellement dans le réseau de boutiques Orange. L’objectif du groupe est clairement de se rapprocher du modèle de Free, en incitant ses clients à choisir un seul et même opérateur pour l’ensemble de ses besoins de télécommunications (télévision comprise).

Cette offre est d’ailleurs calquée sur celle de Free puisqu’elle propose, avec la « Livebox », un forfait mobile de 2h avec SMS illimités. Elle risque de contraindre les autres opérateurs (SFR, Bouygues Telecom) à baisser à leur tour le prix de leurs offres quadruple play.

Dans une note, JP Morgan estime que cette offensive tarifaire relance la guerre des prix dans le secteur et va encore comprimer les revenus des opérateurs cette année et en 2014. « C'est un secteur qui est devenu extrêmement concurrentiel maintenant, où il y a beaucoup d'investissements mais où la guerre des prix est très importante », observe de son côté Yves Marçais, vendeur action chez Global Equities, cité par Reuters. « Et puis où sont les relais de croissance ? Il n'y en a plus vraiment aujourd'hui. Tout le monde se lance sur la 4G et les gens ne vont pas non plus posséder plusieurs téléphones portables », ajoute-t-il.

Vers 15h40, l’action France Telecom recule de 2,7% à 7,9 euros sur un marché en baisse de 0,6%. Vivendi, maison-mère de SFR, cède 1,2% tandis qu’Iliad (Free) lâche 3,1%.