SFR se prépare à de profonds changements. Une mise en bourse du deuxième opérateur téléphonique français est à l’étude mais aucun calendrier n’a encore été fixé, a indiqué son président Stéphane Roussel, mardi lors d’une conférence organisée par Les Echos.

Cette ouverture du capital serait l’ultime étape du processus d’ « autonomisation » de l’entreprise par rapport à sa maison-mère, Vivendi, qui souhaite se recentrer sur les médias. Les difficultés financières que traverse actuellement SFR, dues à une concurrence accrue sur le marché de la téléphonie mobile, poussent également Vivendi à rechercher une porte de sortie. Fin avril, le président du directoire de Vivendi, Jean-René Fourtou, avait ainsi évoqué le « choix d'un développement autonome (de SFR), qui pourrait même aller jusqu'à une mise en Bourse ».

Si aucune date n’a été avancée, les dirigeants de Vivendi viseraient une introduction fin 2014 ou début 2015 selon Les Echos. L’opérateur, dont la valeur est estimée entre 10 et 12 milliards d’euros par les analystes, pourrait entrer directement au CAC 40.

En attendant, la filiale va devoir tailler dans ses effectifs et refondre ses offres afin de redresser sa rentabilité. A ce sujet, le président a annoncé une « intensification » du plan de restructuration lancé l’an dernier, qui prévoit la suppression de 1120 postes. Et d’ajouter : « Les deux années qui viennent vont être les plus dures avec les investissements dans la 4G et la fibre optique » et la poursuite de la guerre des prix dans la téléphonie mobile.

Autant dire que le moment serait mal choisi pour ouvrir le capital. M. Roussel table cependant sur une amélioration du revenu moyen par abonné à compter de 2014, date à laquelle il espère également stabiliser le résultat opérationnel. « Nous avons une « equity story » à raconter. Quand on voit notre Ebitda, notre modèle prévisionnel, nous avons de quoi attirer les investisseurs », a-t-il ajouté.