Bonne nouvelle pour Stéphane Richard. François Hollande a indiqué dimanche que les représentants de l'Etat au conseil d'administration d'Orange voteraient pour son maintien à la tête de l’entreprise. Cette décision est « une bonne nouvelle car le groupe pouvait difficilement se payer le luxe d'une crise de gouvernance dans un environnement extrêmement concurrentiel et de guerre des prix », a commenté un vendeur actions en poste à Paris, cité par l’agence Reuters. « Si Stéphane Richard était parti, le groupe aurait pu pâtir du temps nécessaire à la mise en place d'une nouvelle organisation ».

Vers 15h25, l’action gagne 3,9% à la Bourse de Paris sur un marché en hausse de 1,7%. Elle reste cependant proche de son plus bas niveau historique compte tenu des sombres perspectives du groupe sur le marché de la téléphonie mobile.

Stéphane Richard a été mis en examen mercredi dernier pour "escroquerie en bande organisée" pour sa responsabilité présumée dans une affaire d'arbitrage commercial en 2008 quand il était directeur de cabinet de l'ex-ministre de l'Économie Christine Lagarde, actuelle directrice générale du Fonds monétaire international (FMI). Il a fait appel de cette décision mais va encore devoir répondre de ses actes devant les juges. Quant à Christine Lagarde, elle a été placée sous le statut de "témoin assisté", intermédiaire entre témoin et inculpé.

« Tant que Stéphane Richard peut être dirigeant de cette entreprise sans qu'il y ait de conséquence de la procédure judiciaire, il restera. Si la procédure judiciaire venait à être d'une nature telle qu'il ne puisse pas être dirigeant de l'entreprise, à ce moment-là une autre décision serait prise », a déclaré le chef de l'État hier soir sur M6.  L'objectif de l'État dans cette affaire est de ne pas déstabiliser l'entreprise aux 170 000 salariés, alors que les soutiens à M. Richard s’étaient multipliés ces derniers jours en interne. Cependant nul ne sait aujourd’hui si M. Richard ira au bout de son mandat, prévu en mai 2014, où si un successeur lui sera désigné avant.