SFR n’a pas l’intention de se marier avec un autre acteur du marché télécom même si le secteur est actuellement propice aux fusion-acquisitions. L’opérateur français, qui sera scindé du reste des activités du groupe Vivendi l’année prochaine, entend se développer seul. « Nous pouvons rester indépendants. Nous n'avons pas besoin de nous marier à un autre opérateur pour mener notre stratégie », a indiqué son PDG Jean-Yves Charlier au Journal du Dimanche.

En particulier, une fusion avec Numericable « n’est pas à l’ordre du jour ». « Si SFR va en Bourse, toutes les options stratégiques seront ouvertes et nous aurons des moyens financiers », a-t-il cependant précisé. Pour l’heure le groupe mise sur le lancement de nouvelles offres à très haut débit pour regagner des parts de marché. Il a dévoilé ce lundi des forfaits mobile 4G à partir de 34,99 par mois censés alléger un peu la pression sur les prix exercée par Free. SFR s’est fixé pour objectif de couvrir 40% de la population française en 4G d’ici la fin de l’année. « Nous parions beaucoup sur les contenus pour recréer de la valeur », précise Jean-Yves Charlier.

Le groupe veut également économiser « plusieurs centaines de millions d’euros » grâce à la mutualisation de son réseau avec celui de Bouygues Telecom. Les discussions, toujours en cours, entre les deux opérateurs sont surveillées de près par les autorités de la concurrence et le gendarme du secteur. Mais le PDG a bon espoir : « Au bout du compte, n'avoir plus que deux réseaux (au lieu de quatre aujourd’hui en France, ndlr) est une possibilité » a-t-il estimé. Pas de mariage donc, mais des intérêts partagés.