Les grandes manœuvres se poursuivent dans le secteur télécom. Alors que Bouygues Telecom et SFR espèrent parvenir à un accord de mutualisation de leurs réseaux d’ici la fin de l’année, leurs concurrents Orange et Free ne comptent pas rester les bras croisés devant ce rapprochement. D’après Les Echos, les deux opérateurs pourraient, eux aussi, chercher à faire des économies de réseaux.

« Le rapprochement tactique entre SFR et Bouygues Telecom pousse en tous les cas Orange et Free à envisager de pousser leur propre alliance un peu plus loin », écrit le journal. Free a signé avec Orange un accord d’itinérance qui lui permet d’utiliser le réseau 2G et 3G de l’opérateur historique, en attendant de d’étoffer son propre réseau. Cet accord rapporterait entre 500 et 700 million d’euros par an à Orange. Il doit prendre fin en 2018.

Jusqu’à présent, les deux opérateurs semblaient satisfaits de ce modus vivendi. Mais l’alliance entre SFR et Bouygues Telecom menace l’hégémonie d’Orange sur les marchés de gros et l’itinérance internationale. Quant à Free, il a pris du retard dans le déploiement de son réseau et va devoir investir lourdement ces prochaines années. Pour l'heure,  « les intéressés entretiennent le mystère sur leurs intentions », précise cependant Les Echos.

Reste à savoir quelle sera la réaction de l’Autorité de la concurrence à d’éventuelles alliances dans le secteur. Si elle n’exclut pas a priori les accords de partage de réseaux, ces derniers ne pourront pas concerner l’ensemble du territoire. La « concurrence par les infrastructures » devrait perdurer dans les zones les plus denses.

Vers 11h30, Orange est en tête du CAC 40 avec un gain de 2,7% tandis qu’Iliad (Free) cède 1,6%.