Vivendi a publié jeudi soir des résultats légèrement supérieurs aux attentes, avec un chiffre d’affaires quasiment stable à 5,35 milliards d’euros au troisième trimestre et un résultat d’exploitation en baisse de 23% à 730 millions. Sa principale division, SFR, a de nouveau accusé un net recul de son chiffre d’affaires et de son bénéfice lié à la baisse des prix sur le marché de la téléphonie mobile.
Son résultat opérationnel chute de 19,5% sur les neuf premiers mois de l’année, à 2,2 milliards d’euros. Toutefois, note le groupe, « le rythme de cette baisse ralentit : l’EBITDA du troisième trimestre 2013 s’établit à 731 millions d’euros, en repli de 12,6 % hors éléments non récurrents par rapport au troisième trimestre 2012 ».

L’opérateur a également stoppé l’hémorragie de ses abonnés, avec 1,2 million de nouveaux clients dans le mobile depuis le début de l’année. Cependant, SFR prévoit une nouvelle baisse de ses résultats l’année prochaine. « Le point bas devrait être touché en 2014 », a indiqué Philippe Capron, directeur financier de Vivendi.

"Pas d'obstacle majeur" à la scission

Il a également confirmé la mise en bourse de SFR, via une scission des activités de Vivendi qui doit être réalisée d’ici la fin du premier semestre de l’année prochaine. « Nous avons passé en revue tous les aspects et (...) nous n'avons pas identifié d'obstacle majeur. Compte tenu du temps que nous avons et de ce que nous avons déjà mis en oeuvre, nous avons bon espoir de pouvoir y arriver dans les temps », a déclaré M. Capron.

La scission prévoit la création de deux entités cotées distinctes : d’un côté le pôle médias de Vivendi (Canal+, Universal Music Group, GVT), de l’autre SFR. Cette opération doit permettre de faire remonter le cours de bourse de Vivendi, qui s'est séparé de plusieurs autres activités cette année en vendant ses participations dans l'éditeur de jeux vidéo Activision Blizzard et dans l'opérateur Maroc Telecom.

Le produit de ces cessions devrait d'ailleurs être en partie reversé aux actionnaires, sous la forme d'un dividende exceptionnel ou d'un programme de rachat d'actions. Mais le groupe attend d'avoir finalisé la vente de Maroc Telecom, début 2014, pour faire des annonces. Des précisions sont également attendues en début d'année sur les modalités de la scission, en particulier sur la répartition de la dette du groupe – 7,2 milliards d’euros – entre SFR et le pôle média. 

Vers 11h45, le titre caracole en tête du CAC 40, s’appréciant de 3,8% sur un marché en hausse de 0,1%.