C’est une nouvelle pierre dans le jardin des « gros » opérateurs de téléphonie mobile (Orange, Bouygues Telecom et SFR). Free, dernier arrivé sur ce marché, n’entend pas leur permettre d’augmenter leurs prix grâce à la 4G. L’opérateur a décidé d’inclure ce service dans son forfait à 19,99 euros par mois. Le prix de ce forfait « reste inchangé et toujours sans engagement », alors qu’ailleurs les forfaits 4G démarrent à partir de 30 euros par mois, avec engagement.

En outre, l’offre 4G de Free comprend un volume de données de 20 gigaoctets, « le plus élevé du marché ». Free affirme ainsi diviser « par 5 » les prix proposés jusqu’ici pour ce type de forfait. La 4G correspond en matière de téléphonie mobile au débit offert par la fibre optique dans le fixe. Tous les opérateurs ont lancé des offres dans ce domaine ces derniers mois, misant sur le fait que les consommateurs accepteraient de payer plus cher pour un débit plus élevé.

Free veut donc fragiliser cette stratégie. Mais son réseau 4G est encore embryonnaire. « Accessible dans plus de 1000 communes, le réseau 4G va rapidement croître avec la mise en place de plusieurs centaines de nouveaux sites 4G dans les prochaines semaines », assure le groupe sans préciser quel pourcentage de la population ce réseau couvre actuellement. Or, d’après les calculs de La Tribune, cela doit tourner autour de 10 à 15% seulement. Pas de quoi pavoiser. Comme pour parer aux critiques, Free prévient dans son communiqué que la réception du service 4G dépend de « la proximité d’un site 4G, du nombre d’utilisateurs connectés simultanément, des éventuels obstacles (immeubles hauts, reliefs) et du dimensionnement du réseau de transmission auquel est relié le site ».

Vers 12h05, le titre Iliad (maison-mère de Free) cède 0,7% sur un marché en baisse de 1,7%. L’annonce fait surtout trébucher Orange, qui lâche 3,7%.