Officiellement, le départ du numéro deux d’Havas n’a rien à voir avec la nomination en septembre dernier du fils de Vincent Bolloré à la tête du groupe publicitaire. « Monsieur David Jones a souhaité quitter ses fonctions de Global CEO d’Havas et de CEO d’Havas Worldwide pour cofonder une nouvelle start-up technologique qui sera lancée le mois prochain », indique Havas dans un communiqué.

«Si j’avais voulu rester dans l’industrie de la communication, je serais resté chez Havas, mais j’ai toujours eu la ferme intention de devenir entrepreneur. Cette opportunité est trop intéressante pour ne pas la saisir. Ceux qui me connaissent savent que j’ai deux passions dans le business : les médias sociaux et la responsabilité sociale. La start-up que je vais lancer combine les deux », explique l’intéressé.

L’horizon apparaissait pourtant bouché pour l’ancien conseil en communication de David Cameron. Pressenti pour prendre la succession de Vincent Bolloré à la tête du groupe, il n’a rien pu faire contre la volonté de ce dernier de promouvoir son fils, Yannick, qui a fait ses armes au sein du pôle télévision de l'empire familial (Direct 8 et Virgin 17, deux chaînes revendues en 2011 à Canal+). Yannick Bolloré ne sera cependant pas seul aux commandes puisque Andrew Benett, jusqu’ici CEO adjoint, est nommé CEO du réseau Havas Worldwide.

Ce réseau est présent dans plus de cent pays et emploie environ 15 000 personnes. Il s’agit du sixième groupe publicitaire au monde. Vers 11h25, le titre Havas recule de 2,5% sur un marché parisien en hausse de 0,3%.