Vivendi a publié des résultats en baisse en 2013, marqués par le recul du chiffre d’affaires de sa filiale de téléphonie et d’internet SFR. Le chiffre d’affaires du groupe diversifié dans la musique, les médias et les télécom s’est contracté de 2% à 22,1 milliards d’euros pour un résultat opérationnel en baisse de 23% à 2,43 milliards. Grâce à la cession de la majorité de sa participation dans l’éditeur de jeux vidéo Activision Blizzard, le groupe a dégagé un bénéfice net de près de 2 milliards contre 179 millions en 2012.

Vivendi a également signé un accord définitif avec le groupe émirati Etisalat pour la cession de ses titres dans Maroc Telecom. Ces opérations doivent lui permettre de diviser sa dette par deux à 6,9 milliards lorsque la vente de Maroc Telecom sera bouclée, soit « dans les semaines qui viennent ».

S’agissant de SFR, dont le chiffre d’affaire a reculé de 9,7% en raison de la guerre des prix dans la téléphonie mobile et les services d'accès à internet, le groupe dit explorer « toutes les opportunités ». Des contacts ont eu lieu avec Numericable, qui pourrait racheter SFR pour 11 milliards d’euros, selon Les Echos. Vivendi conserverait 32% du nouvel ensemble, alors qu’il prévoyait jusqu’ici une scission de SFR et son introduction en bourse cet été.

Le groupe entend toujours se positionner «comme un acteur dynamique des médias et des contenus», recentré sur ses filiales Canal+, Universal Music et GVT au Brésil. Cependant « avec SFR, il a la volonté de participer à la recomposition du secteur des télécommunications en France en explorant activement toutes les opportunités », explique Jean-François Dubos, président du directoire, cité dans un communiqué.

Vers 16h50, le titre Vivendi cède 2,3% sur un marché parisien en baisse de 0,5%.