Convaincu d’avoir les meilleures cartes en main, Martin Bouygues relance. Sa filiale Bouygues Telecom a déposé mercredi soir une nouvelle offre chez Vivendi dont le conseil de surveillance doit décider vendredi de l’avenir de l’opérateur SFR.

« Bouygues a décidé de relever son offre (sur SFR) de 1 milliard d’euros, permettant ainsi à Vivendi de bénéficier de l’accord signé avec Iliad le 9 mars dernier », indique le groupe de BTP dans un communiqué. Cet accord prévoit que Bouygues cédera son réseau de téléphonie à Free (Iliad) pour environ 1,8 milliard d’euros, en cas d’autorisation de la fusion entre Bouygues Telecom et SFR.

Dans sa nouvelle (et dernière ?) offre, Bouygues propose donc à Vivendi 11,3 milliards d’euros en numéraire et 43 % du capital du nouvel ensemble. « Cette nouvelle offre valorise SFR à 15,5 milliards d’euros pré-synergies et à près de 20 milliards d’euros en prenant en compte l’intégralité des synergies », précise le groupe.

De son côté, Numericable avait indiqué lundi vouloir s’en tenir à son offre initiale, à savoir 10,9 milliards d’euros en cash et une participation de 32% dans le nouvel opérateur. Selon son fondateur Patrick Drahi une fusion entre Bouygues et SFR ne peut que provoquer une « casse sociale » tandis que sa proposition s’inscrit dans une logique de convergence entre le fixe et le mobile.

Les positions semblent figées à la veille de la décision de Vivendi dont le titre reste quasiment stable ce jeudi en fin de matinée. Bouygues cède 0,2% tandis que Numericable gagne 2,5% après une chute de 12% lundi.