Publicis a publié mardi des résultats semestriels inférieurs aux attentes, plombés par des effets de change et un ralentissement du marché européen au deuxième trimestre. « Nous avions prévu un ralentissement de notre croissance au deuxième trimestre. Cela a été plus fort qu’attendu », a commenté Maurice Lévy, PDG du troisème groupe de communication mondial.

Le rebond du marché publicitaire européen constaté en début d’année n’a pas duré. Au deuxième trimestre, les ventes du groupe se sont repliées au Royaume-Uni, en Allemagne, et dans les pays d’Europe du Sud. Seule la France a résisté malgré une conjoncture morose. Publicis a également souffert de l’euro fort qui a freiné sa croissance aux Etats-Unis et dans les pays émergents.
« La croissance dans les pays émergents n’est pas à la hauteur de ce que l’on pourrait attendre. Il y a une reprise en cours en Chine mais une faiblesse persistante en Inde et des incertitudes en Russie et au Brésil », a indiqué M. Lévy. Cette faiblesse des marchés émergents va perdurer au deuxième semestre. En revanche, le groupe peut s’appuyer sur un marché américain dynamique même si certains de ses clients ont dû réduire leurs budgets publicitaires au premier semestre, à l’image de Blackberry et Motorola.

Hausse du dividende ou rachat d'actions

Publicis a prévenu qu’il lui serait « très difficile » d’atteindre son objectif de croissance organique de +4% en 2014. « Nous sommes confiants pour le troisième trimestre et assez confiants pour le quatrième trimestre. Cependant il sera très difficile d’atteindre l’objectif », a reconnu M. Lévy.

Dans ce contexte, et après la fusion avortée avec Omnicom, le groupe entend soigner ses actionnaires. « Allons-nous augmenter le retour à nos actionnaires ? La réponse est oui », a confirmé Maurice Lévy. « Nous avons un bilan très solide et nous n’avons pas besoin de tout ce cash. C’est pourquoi nous réfléchissons à une hausse du dividende ou à un programme de rachat d’actions, ou une combinaison des deux. La décision sera prise en septembre par le conseil d’administration ». Le groupe entend cependant réserver une partie de sa trésorerie à des acquisitions « de petite et moyenne envergure », a-t-il ajouté.

Vers 12h30, le titre cède 4,8% après avoir perdu plus de 5% dans la matinée. Le CAC 40 s’apprécie quant à lui de 0,8%.