Xavier Niel reporte la conquête du marché américain. Iliad, la maison-mère de Free, a annoncé lundi soir dans un communiqué « mettre fin à son projet d'acquisition de T-Mobile US », après des échanges avec Deutsche Telekom et certains représentants du conseil d'administration de T-Mobile US.
Fin juillet, Iliad, maison mère de Free, s'était dit prête à payer 15 milliards de dollars pour prendre une participation de contrôle (56,6 % du capital) dans le numéro 4 de la téléphonie mobile aux États-Unis. Mais son offre avait été rejetée par la maison-mère de T Mobile, Deutsche Telekom.
A la suite de ce rejet, Iliad a mis en place un consortium avec deux fonds de private equity de premier plan et de grandes banques internationales permettant d’améliorer « significativement » les termes de son offre, selon le groupe. Mais elle n’a pas reçu un accueil plus favorable.

Les analystes saluent une sage décision de la part de l’opérateur français. Le projet de rachat de T Mobile constituait « un élément de risque pesant sur le dossier, compte tenu d'un manque de visibilité sur le potentiel de création de valeur » indique UBS, qui a relevé son conseil de Neutre à Achat. « Nous voyons de l'espace pour revenir sur le dossier Iliad, dans la mesure où les fondamentaux du groupe sont solides et où les opportunités de fusions-acquisitions peuvent apporter du potentiel supplémentaire à moyen terme », explique-t-il.

Car s’il renonce au marché américain Iliad peut toujours profiter de la consolidation du marché français des télécoms, à condition de clarifier sa stratégie, souligne Espirito Santo. « Certaines incertitudes sur la stratégie à long terme d'Iliad demeureront et peuvent freiner le potentiel de hausse du titre, mais nous considérons une amélioration de la visibilité à court terme comme un élément suffisant pour une revalorisation de l'action », ajoute UBS

Vers 12h10, l’action Iliad gage 11,1% sur un marché parisien en baisse de 0,8%.