Free réserverait--il une mauvaise surprise à ses concurrents ? Le trublion du secteur télécom a programmé une conférence de presse mardi 10 mars à 9h sans donner de plus amples détails. D’après plusieurs sites spécialisés le groupe pourrait à nouveau casser les prix de ses forfaits téléphoniques ou annoncer le lancement d’un smartphone « maison », à l’instar d’Orange/Sosh.

Quoi qu’il en soit, les investisseurs n’aiment pas cela. Vers 17h le titre d’Orange cède 5%, celui de Bouygues 2,8% tandis que Numericable-SFR chute de 8,4%. Même Iliad, la maison-mère de Free, en prend pour son grade (-4%).
Celui qui est devenu en 2014 le troisième opérateur français devant Bouygues Telecom fait figure d’empêcheur de tourner en rond, même si sa communication très offensive agace parfois les autorités de tutelle. Celles-ci ont d’ailleurs mis la pression sur Free fin février en estimant que le contrat d’itinérance avec Orange devait prendre fin au plus tôt.

Mais Free ne semble pas inquiet. Malgré son arrivée récente sur le marché de la téléphonie mobile (janvier 2012) le groupe est en passe d’atteindre une couverture avec son propre réseau 3G de 75% de la population métropolitaine. Il a par ailleurs conservé une forte base de clients dans la téléphonie fixe et l’accès internet, même si les choses se sont un peu compliquées sur ce marché en 2014 avec l’offensive de Bouygues Telecom. Le groupe publiera ses résultats financiers jeudi 12 mars (avant bourse).