La conférence « surprise » organisée ce matin par Free était une simple annonce commerciale, le lancement d’une nouvelle « box » compatible avec le système d’exploitation Android de Google. « On a décidé délibérément de faire entrerGoogle dans la maison, d'installer Google dans vos téléviseurs, car vous aimez Google », a indiqué Xavier Niel devant un parterre de journalistes.

Cette box, plus petite que les box actuellement commercialisées par Free, doit remplacer l’actuelle box Crystal d’entrée de gamme du groupe. Contrairement à la Freebox Revolution, elle n’aura pas de lecteur Blu-Ray mais donnera accès à des contenus en ligne (films, séries, etc) via le système Android TV et permettra une communication entre la télévision et d’autres appareils sous Android (smartphone, tablette). La qualité d’image sera supérieure à la HD actuellement disponible. Ces options seront accessibles à un prix légèrement inférieur au forfait Freebox Crystal (29,99 euros par mois au lieu de 31,98 euros).

En musclant ainsi son offre de services, Free entend récupérer son leadership dans le « fixe », contesté l’année dernière par ses concurrents notamment Bouygues Telecom. Mais l’opérateur ne se lance pas dans une nouvelle offensive tarifaire, ce que craignaient certains analystes et qui aurait eu pour conséquence une nouvelle compression des marges du secteur.

Le soulagement est visible ce matin à la bourse de Paris, où les valeurs télécom rebondissent au lendemain d’une forte baisse. Si Iliad, la maison-mère de Free, s’adjuge 3,5%, Orange prend 3,6%, Bouygues 3,2% et Numericable-SFR 2%.