Trois ans après son arrivée sur le marché de la téléphonie mobile, Free n’a plus rien d’un « outsider ». Le groupe de Xavier Niel affiche 16 millions d’abonnés au total, dont 10 millions dans le mobile, et un chiffre d’affaires de 4 milliards d’euros en 2014. Cette barre symbolique a été franchie « avec un an d’avance » sur les objectifs grâce à une croissance de 11% sur l’année écoulée, souligne le groupe jeudi dans un communiqué.

Le chiffre d’affaires des activités mobiles a progressé de 28% à 1,6 milliard d’euros, Free restant le premier recruteur de nouveaux abonnés (+2 millions) en 2014. Cependant cette croissance a pesé sur la marge brute qui s’est contractée de près de 2 points à 44,3%. Les marges dans le mobile sont plus faibles que dans le fixe en raison de la guerre des prix initiée par Free lui-même. Le groupe a cependant davantage axé sa stratégie sur « l’enrichissement des offres et sur l’innovation » l’année dernière, plutôt que sur une nouvelle baisse des prix. En ce qui concerne le fixe, « dans un contexte de hausse pénalisante de la TVA et de forte intensité commerciale, le groupe est parvenu à maintenir un ARPU (revenu moyen par abonné) supérieur à 35 euros (contre 36 euros en 2013, ndlr) grâce au succès de la Freebox Révolution dont l’ARPU s’est maintenu au-dessus de 38 euros » souligne Free.

Au final, les bénéfices progressent moins vite que le chiffre d’affaires mais ils progressent tout de même. Le résultat opérationnel ressort à 570 millions d’euros (5,3%) pour un bénéfice net de 278 millions (+4,9%). Le groupe se veut rassurant sur sa rentabilité future, visant pour l’année en cours une hausse de 10% de résultat brut d’exploitation (Ebitda) et, d'ici 2020, une marge Ebitda de 40% (contre 30,8% en 2014). Quelque 1500 nouvelles antennes seront activées en 2015 afin notamment d’atteindre une meilleure couverture 4G (haut débit mobile). Free confirme enfin son objectif « à long terme » d'une part de marché de 25% dans le fixe comme le mobile, contre respectivement 22,6% et 15% aujourd’hui.

Vers 11h25, le titre de sa maison-mère, Iliad, cède 0,8% sur un marché parisien quasi stable.