Bouygues est décidément très convoité. Selon l'agence de presse Bloomberg, Orange a entamé des discussions préliminaires pour racheter les activités télécoms et médias de Bouygues, parmi d'autres options de développement. En cas d’accord Bouygues retiendrait une participation minoritaire dans les activités cédées, indique Bloomberg en citant trois sources proches du dossier.

Une telle opération chamboulerait profondément le paysage français des télécoms, passé de quatre à trois opérateurs l’année dernière. Ce serait aussi un véritable démantèlement du groupe Bouygues. Dans un communiqué publié ce matin le groupe dément et « réaffirme son ancrage durable dans ces deux industries ». Interrogé par la Tribune, un porte-parole d’Orange s’est refusé « à commenter les rumeurs de presse qui animent artificiellement le marché depuis maintenant deux ans ». « De tous les acteurs des télécoms français, Orange est celui qui a le moins besoin de la consolidation », a-t-il ajouté.

Un analyste parisien a jugé « faible (la) probabilité de réalisation de cette opération », soulignant que c'est « la convergence fixe-mobile » qui est au cœur de la stratégie d'Orange, et non « la convergence télécoms-média ». En revanche pour le syndicat CFE-CGE, le rapprochement d’Orange et de Bouygues Telecom permettrait de sauver de sauver des emplois dans un secteur bousculé par un nouveau modèle économique.

A l'ouverture de la bourse de Paris, les titres TF1 et Bouygues ont pris jusqu'à 4% avant de réduire leurs progressions aux alentours de 1% en milieu de matinée, après les démentis d'Orange et Bouygues.