Publicis et TF1 signaient les deux plus mauvaises performances du SBF 120 mercredi après l'avertissement lancé par le numéro un du secteur, le britannique WPP. Ce dernier a fait état d'un chiffre d'affaires en baisse de 4,7%, hors effet de changes, au premier semestre, sur fond de ralentissement du marché publicitaire.

Non seulement, les publicitaires doivent s'adapter à la concurrence du monde de l'internet, mais les entreprises clientes sont souvent contraintes, sous la pression de leurs actionnaires, de limiter les dépenses, notamment dans la publicité.

WPP évoque "la pression sur les dépenses des clients au deuxième trimestre en particulier dans les biens de consommation", ce qui l'a conduit à revoir en baisse ses objectifs de chiffre d'affaires pour l'année 2017. Il s'attend désormais à des ventes à données comparables (hors effets de change et à périmètre constant) stables dans le pire des cas et en hausse limitée de 1% dans le meilleur scénario. WPP prévoyait jusqu'à présent une progression de 2%.

Conséquence, le titre chute de près de 10% à la bourse de Londres entraînant dans
son sillage d'autres valeurs du secteur de la communication, dont Publicis (-2,7%) et TF1 (-3,8%). Les deux groupes tricolores avaient pourtant publié des résultats en hausse au premier semestre, grâce notamment à la reprise du marché publicitaire français.

Les chiffres de WPP pourraient annoncer un second semestre plus difficile. "La vie devient dure dans le monde des médias, WPP connaissant un ralentissement du marché en juin et juillet qui s'étend à travers le monde et dans de nombreux secteurs", a commenté Steve Clayton, gérant de fonds chez Hargreaves Lansdown. De son côté le directeur général de WPP Martin Sorrell a mis en avant une concurrence "féroce" dans le secteur conduisant plusieurs groupes à proposer des prix cassés pour renouveler les contrats, face à des clients aux budgets "excessivement contraints".