Publicis ne parvient pas à rassurer les marchés. Le numéro trois mondial de la publicité a publié jeudi un chiffre d'affaires en baisse et légèrement inférieur aux attentes pour le troisième trimestre, et son directeur général a indiqué que le chemin était "encore long" pour aboutir au redressement de la croissance et des marges promis.

Au troisième trimestre, le chiffre d'affaires ressort à 2,26 milliards d'euros, en baisse de 2,2% par rapport à la même période de 2016. A taux de change constants il est toutefois en hausse de 1,2%. « Nous nous étions engagés à améliorer de manière séquentielle notre croissance organique au 3ème trimestre par rapport au 2ème trimestre. Cela a été le cas", a souligné M Sadoun.

Publicis, qui réalise plus de la moitié de ses revenus en Amérique du Nord, y a enregistré au cours du trimestre écoulé une croissance organique de 3%, permettant de compenser le repli de 1,5% observé en Europe lié pour partie à des bases de comparaison exigeantes (+7,6% au T3 2016). Le groupe a remporté plusieurs budgets importants outre-Atlantique notamment Diesel, Southwest, Lionsgate et McDonald’s.

Sur l'ensemble du deuxième semestre, il anticipe une amélioration de la croissance organique par rapport à celle enregistrée au premier semestre (-0,2%). "A plus long terme, les objectifs sont connus : accélérer la croissance et améliorer l’efficacité", a rappelé Arthur Sadoun qui détaillera ces objectifs et sa feuille de route lors d'une journée investisseurs programmée le 20 mars prochain.

Vers 11h00, le titre Publicis chute de 6% sur un marché parisien en léger repli (-0,3%).

La croissance organique de 1,2% est inférieure au consensus (1,4%) souligne Jefferies dans une note. En outre le groupe n'a pas confirmé son objectif de marge de 17,3% pour 2018, ce qui peut déstabiliser le titre. Le broker reste cependant à l'achat avec un objectif de cours de 81,7 euros. De son côté Oddo BHF a révisé à la baisse ses prévisions de résultats pour l'année en cours et 2018 et estime que le consensus va devoir s'ajuster à la baisse.