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Immatériel et extra financier : quels enjeux ?

Immatériel et extra financier : quels enjeux ?

(Easybourse.com) Après une crise marquée par trop de financier et trop de court terme, un modèle de croissance durable devrait-il intégrer plus d'extra financier et plus de long terme ? Face à la concurrence des pays émergents, faut-il développer en priorité une compétitivité qualitative fondée sur les actifs immatériels, au-delà d'une concurrence par les coûts ? Ces évolutions challengent les business models des entreprises, la vision de leur rôle dans la communauté économique, la perception d'une performance plus globale se déployant dans les territoires financiers et extra financiers. La communication financière, déjà enrichie ou complétée du rapport de développement durable et d'éléments ESG, doit-t-elle s'élargir à l'immatériel de façon intégrée, vers le "One Report" ? Quels seraient les enjeux sous-jacents de gouvernance ?

Interview de Jean Wemaere

Interview

Jean Wemaere

PDG et Président de la Fédération de la Formation Professionnelle

Demos

Interview de Gilles Pelisson

Interview

Gilles Pelisson

Président

Groupement des Professions de Services

Interview de Martine Hue

Interview

Martine Hue

Directeur des Relations Investisseurs

Publicis Groupe

Interview de Alban Eyssette

Interview

Alban Eyssette

Président

Société Française des Analystes Financiers

Interview de Fouad Benseddik

Interview

Fouad Benseddik

Directeur des relations institutionnelles

Vigeo

Interview de Carlos Alberto Roxo

Interview

Carlos Alberto Roxo

General Manager of Sustainability and Corporate Relations

Fibria

Comment créer de la compétitivité et de la valeur durable avec des actifs immatériels ?

Nous sommes entrés avec le XXIe siècle dans l’économie de l’immatériel et de la connaissance, marquée par une profonde évolution des facteurs de croissance, de productivité et de compétitivité qui se déplacent vers les actifs immatériels.

Dans le prolongement du sommet de Lisbonne en 2000, puis de Barcelone en 2003 où l’Europe a posé son ambition d’être un leader de la « knowledge economy » et de l’innovation, la France a engagé des actions pionnières avec la « Commission de l’économie de l’immatériel » (rapport d’analyse et de propositions de décembre 2006) et la création de l’APIE (Agence pour le patrimoine immatériel de l’Etat). En 2009, le Groupement des professions de services (GPS) a diffusé 35 propositions pour une dynamique des actifs immatériels comme leviers de croissance et de valeur durable du secteur.
En 2010, la Commission européenne confirme la « smart economy » comme un des trois objectifs de l’Union européenne 2020.

Comment les entreprises vont-elles s’adapter aux nouveaux enjeux stratégiques de cette économie où les sources de performance et de valeur durable reposent principalement sur des actifs immatériels ?
Avec quel management susceptible de relever ces défis tant par les compétences (savoir-faire) que les comportements (savoir-être) ?

Pour contribuer très concrètement à cette dynamique impliquant les entreprises comme les marchés financiers, nous avons ouvert le débat en 2007 avec la « Tribune Sciences Po de l’économie de l’immatériel », conçue dans un projet collectif d’étudiants de Sciences Po. Comment créer de la croissance durable (équilibrant long terme/court terme) et de la compétitivité qualitative (au-delà des coûts) avec des actifs immatériels, non seulement dans le secteur marchand mais aussi dans la sphère publique et celle du monde de la générosité (associations, fondations, OSBL) ?

Les enjeux de performance sont abordés par approche transversale sur des actifs immatériels stratégiques pour la croissance et la valeur durable (capital humain, innovation…) ou par perspectives sectorielles (industrie agroalimentaire, Private Equity, hôtellerie…).

Avec les étudiants, nous enrichissons les recherches académiques en sollicitant le point de vue de trois cercles du monde économique et financier, au niveau national et international : des dirigeants d’entreprises, des experts, des institutions et des acteurs des marchés financiers. Notre ambition, très pragmatique, consiste à détecter les meilleures pratiques dans la « chasse à la valeur immatérielle ».

Ces contributions sous la forme d’interviews sont en ligne sur le site de notre partenaire Easybourse (1). La Tribune Sciences Po fait également le point de ces approches avec, pour chaque thématique, une bibliothèque et la Sélection Sciences Po, ainsi que des articles de synthèse.

Toutes les réflexions sont les bienvenues sur le forum du site, complété au fur et à mesure des travaux menés avec Sciences Po.

La Tribune est le fruit d’un partenariat entre Sciences Po, Easybourse et Deloitte. Deloitte est en permanence à l’écoute des entreprises : sa vocation est de les accompagner dans leur croissance, la maîtrise de leurs opérations et leur performance en valorisant ainsi leurs actifs. Les besoins liés à l’immatériel sont perçus par Deloitte comme des préoccupations entrepreneuriales de long terme, pour les sociétés internationales comme pour le middle market, autour de la question stratégique : quelle serait la « juste gouvernance » des actifs immatériels ?

Marie-Ange Andrieux
Directeur des partenariats de Deloitte et Directeur
de la Tribune Sciences Po de l’immatériel


Marie-Ange Andrieux

Publié le 07 Juillet 2011