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Interview de Ning Godement : Sous Titre de l'interview

Ning Godement

Sous Titre de l'interview

Maximiles a une stratégie plus offensive qu'il y a quelques années, et garde une situation bilancielle très saine

Publié le 09 Novembre 2011

Quel est l'état du secteur actuellement ?
Le marché de la publicité en ligne est assez difficile à analyser, dans la mesure où les statistiques globales ne correspondent pas toujours à la réalité des sociétés que vous suivez en particulier. Il est en effet difficile de faire le tri, et les données relevées par certains organismes ne permettent pas de savoir réellement ce qui est comptabilisé dans chaque segment de marché. Ceci explique que pour certaines sociétés que nous suivons, il y a parfois des différences de performances surprenantes...

Et dans le cas de Maximiles...
Cette entreprise dispose de trois secteurs d'activité, en dehors de la récente incursion dans le social mobil. Maximiles détient en effet des positions intéressantes, notamment en France et en Grande Bretagne pour ce qui concerne la fidélisation en ligne, mais c'est aussi un acteur montant dans les panels en ligne, notamment depuis l'acquisition de l'allemand Panelbiz GMBH en 2010.

En revanche, son activité historique de marketing direct bat de l'aile depuis plusieurs années, dans la mesure où ce marché est très disputé et pressuré au niveau des prix.

Dans ce contexte, la stratégie de Maximiles vous semble la bonne ?

Oui. C'est à la fois cohérent, dans la mesure où Internet comme le marché physique connait ses étapes de maturité, ainsi certains métiers sont parvenus à maturité et d'autres sont en devenir, il est donc normal que cette société évolue avec son marché ; d'autre part, Maximiles possède une trésorerie nette solide, de l'ordre de 15 millions d'euros, ce qui lui donne les moyens de faire de la croissance externe, soit pour accélérer son développement dans les moteurs de croissance déjà identifiés au sein du secteur, soit pour s'implanter dans de nouveau secteurs.

De ce point de vue, l'acquisition de Badtech [opérateur de l'application sociale mobile basée sur les technologies de géo-localisation, Dismoioù, en France] en est une parfaite illustration puisque cela lui ouvre le marché du SoLoMo [réseaux sociaux, local, et mobile].

Avez-vous d'autres convictions fortes sur ce secteur ? Quid de la concurrence ?
Le problème ici, c'est que les sociétés que nous suivons ne sont pas toutes comparables, même si ce sont souvent des entreprises pionnières de la publicité en ligne. Parmi les sociétés comparables il y a Rentabiliweb, Come & Stay ou 1000Mercis, mais ces entreprises ne font pas de panels online par exemple.

Cela étant, Maximiles a une stratégie plus offensive qu'il y a quelques années, et garde une situation bilancielle très saine, avec un petit trésor de guerre qui lui permettra d'entrer dans de nouveaux segments de marché. Au final, la valeur Maximiles est clairement sous-valorisée en bourse. Je la conseille donc à l'achat.

1000mercis fait également partie de mes valeurs favorites. L'entreprise n'a en effet pas déçu le marché depuis plusieurs exercices. Elle dispose d'atouts intrinsèques très bien perçus par le marché comme la capacité d’innovation et le niveau élevé de la rentabilité, et sa trésorerie nette positive conforte une stratégie de croissance externe à venir....

Nicolas Sandanassamy