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Interview de Marc du Pontavice : PDG de Xilam

Marc du Pontavice

PDG de Xilam

Notre visibilité sur le marché devrait aller en grandissant au cours des cinq prochaines années

Publié le 20 Décembre 2006

Un commentaire sur les résultats que vous venez de publier ?
Xilam affiche un chiffre d’affaires exercice 2005-2006 de 9,156 millions d'euros (+11%) et une rentabilité opérationnelle de plus de 15% du chiffre d'affaires. La rentabilité nette du groupe est supérieure à 10% (+37%) et son résultat net s’établit à 933 milliers d'euros.

Ces résultats sont le fruit de plusieurs éléments : d’une part, le recentrage de Xilam sur ses activités et son business model traditionnels et, d’autre part, la réussite de sa stratégie patrimoniale. Xilam possède aujourd’hui 80% des parts de propriété sur ses produits. L’actif est devenu très dynamique, non seulement en termes de revenus mais aussi en termes de nouvelle valeurs : suite, spin-off, adaptation cinéma, merchandising, etc. Enfin, le marché du dessin animé est en très bonne santé à l’échelle mondiale. Et il jouit dans l’Hexagone d’un environnement financier et opérationnel très favorable.

Quelles sont les caractéristiques du marché du dessin animé ?
Le marché du dessin animé est très efficient car très segmenté. Il dispose donc de fortes capacités d’expansion. En outre en France, les engagements contractuels signés avec les chaînes hertziennes garantissent une croissance annuelle comprise entre 3 et 5% avec une visibilité à plus de 5 ans. A titre d’exemple, France 3 est le premier investisseur en France sur les dessins animés car ce type de programme lui assure un socle d’audience supérieur à celui constaté sur l’ensemble de la chaîne.

A ceci s’ajoute l’apparition de nouveaux supports comme la VOD, le mobile et Internet. Il faut noter par exemple qu’en classe de sixième, un tiers des élèves a déjà un téléphone portable. Il s’agit d’un public technophile qui se débrouille très bien avec les nouvelles technologies. Le cœur de cible des dessins animés s’étage entre 2 et 14 ans. Mais ces programmes sont également consommés par les adultes.

Qu’attendez-vous du grand retour de Lucky Luke au cinéma en 2007 ?
Il s’agit d’un véritable événement. Pour la première fois en 25 ans, Lucky Luke fait l’objet d’un long métrage d’animation. Cette adaptation libre de la «Caravane» de Morris et Goscinny sera distribuée par Pathé sur un grand parc de salles.
Ce film est entièrement fabriqué en France, ce qui lui confère une qualité technique et artistique exceptionnelle. Sa sortie est prévue pour la Toussaint 2007.
Côté voix, Lambert Wilson fera celle de Lucky Luke, Clovis Cornillac celle de Joe Dalton et François Morel celle de Rantanplan.

Sur le plan stratégique, quels sont vos axes prioritaires pour 2007 ?
En dehors du long métrage Lucky Luke, nous avons deux séries en production : Famille féérique pour France 3 (format 26 x 26 min) et Rantanplan (format 75 x 1,30 min). Le format court adopté pour Rantanplan nous permettra une adaptation de la série pour les  téléphones portables. 
De plus, nous avons deux séries en développement : Rahan (format 26 x 26 min) et la deuxième saison de Shuriken School.

Quelle est votre politique en matière de dividende ?
L’exercice passé nous n’avons pas distribué de dividende. En ce qui concerne le prochain exercice, la distribution de dividende dépendra du succès rencontré par Lucky Luke.

Le mot de la fin pour vos actionnaires.
Je voudrais les remercier de leur patience et de leur confiance. Grâce au recentrage et à la restructuration que nous avons opérés, Xilam a retrouvé la voie du développement. Notre visibilité sur le marché devrait aller en grandissant au cours des cinq prochaines années.

Propos recueillis par C.P.

laetitia

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