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Interview de David Bernard : Directeur Général délégué de Hi Media

David Bernard

Directeur Général délégué de Hi Media

Nous sommes confiants sur notre capacité à gagner des parts de marché

Publié le 25 Janvier 2007

Votre chiffre d'affaires a pratiquement triplé en 2006 à 71,8M€ et progressé de 53% en organique. Quels ont été les moteurs de cette croissance ?
La croissance externe bien sûr, et notamment l'acquisition d'Eurovox et Frogplanet (Allopass), mais aussi la croissance organique, notamment celle de la régie publicitaire en France

La ventilation de vos revenus fait ressortir une proportion similaire entre la régie publicitaire et le micropaiement (46% environ). Estimez-vous que cette répartition évoluera à l'avenir et dans quelle proportion ?
Cet équilibre devrait se maintenir, aux variations saisonnières près.

L'année 2007 s'annonce à nouveau très dynamique pour la publicité online. Quelles sont vos prévisions dans ce domaine et comment Hi Media entend profiter de cette manne ?
Nous sommes confiants sur notre capacité à gagner des parts de marché, et donc de surperformer la croissance du secteur du fait de notre position de leader. Les objectifs de chiffre d'affaires que nous avons indiqués pour 2007 (plus de 100M€) en attestent.

La part de la France dans vos revenus a-t-elle vocation à diminuer de manière significative ? Dans l'affirmative, où se situent les marchés les plus prometteurs pour votre société ?
La part de la France sur l'activité publicitaire ne devrait pas diminuer. Sur le micropaiement, l'international se développera, nous sommes dores et déjà présent sur 25 pays.

Vous multipliez les acquisitions au point de soulever quelques interrogations sur votre capacité à financer et intégrer les sociétés absorbées. Votre éclairage sur ce point ?
La croissance observée sur le micropaiement (39% en proforma) est un gage de notre capacité à intégrer des sociétés de taille correcte. Quant à notre trésorerie, grâce à la rentabilité de notre exploitation, elle est proche de la dernière situation communiquée fin juin (18,3 M€), malgré les 5 millions déboursés pour l'acquisition de Médianet (régie suédoise) en septembre. Enfin, notre capacité d'endettement n'est que très peu utilisée (4 M€ à ce jour).

D'autres opérations sont-elles envisagées à court terme ?
Peut être...

Vous avez ramené en septembre votre prévision de marge à 10% au lieu d'une fourchette initiale de 12-14%. Sur la base des éléments en votre possession, confirmez vous l'objectif d'un bénéfice opérationnel de l'ordre de 7M€ en 2006?
Oui

Le pôle publishing dégage une marge de 12%, supérieure à la moyenne des activités historiques du groupe. Est-ce pour cette raison que vous accentuez votre développement dans ce domaine ?
Il y a un malentendu. Il ne s'agit pas d'une marge de 12% : nos activités de publishing représentent 12% de la marge totale du groupe. Notre pôle publishing dégage une marge bien supérieure, heureusement ! Et c'est effectivement pour cela que nous voulons poursuivre le développement de ce pôle.

Après les jeux vidéos et les sites féminins, vous envisagez de pénétrer le marché du cinéma online et de la culture via Technikart. Quelle sera la prochaine étape ?
Cela dépendra des opportunités, elles sont nombreuses.

Blogorama a lancé sa nouvelle version le 15 janvier et se déploie à l'international. Quelles sont vos ambitions dans ce domaine?
Notre plateforme est désormais présente sur 4 pays, l'Allemagne va suivre prochainement. Notre objectif est de répliquer la stratégie suivie en France, et de devenir éditeur sur les pays sur lesquels notre offre de régie est suffisamment puissante pour monétiser l'audience créée.

Au niveau de l'activité, à quelle échéance Hi Media sera en mesure de franchir le cap psychologique des 100M€ de chiffre d'affaires ?
Rendez-vous dans un an.

Quel est votre objectif de marge à moyen terme ?
15M en 2007 en marge d'exploitation (avant retraitement comptable " non cash " des stock options)

Sur la base de telles prévisions et de la valorisation actuelle de votre société, vous pourriez attirer des prédateurs. Comment réagiriez-vous en cas d'offre non sollicitée ?
Avec 95% de flottant, le management n'est pas maître de la décision. L'avis que nous aurions à émettre en Conseil d'Administration serait donc étudié en fonction de l'intérêt de nos actionnaires et de notre conviction de pouvoir mieux faire en termes de création de valeur en restant indépendant.

Le mot de la fin pour vos actionnaires.
Cela ne fait que commencer...

florian

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