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Interview de François Legros : PDG de Genesys

François Legros

PDG de Genesys

Notre activité, relativement stable par rapport à 2006, masque en réalité une croissance

Publié le 10 Juillet 2007

Comment s’est déroulée l’AG d'il y a deux semaines ?
Les actionnaires de Genesys ont une nouvelle fois soutenu la stratégie de la société en approuvant la quasi-totalité des résolutions lors de l’assemblée générale. Le vote des résolutions concernant une éventuelle augmentation de capital a toutefois fait ressortir que celle-ci devrait se faire avec le maintien du droit préférentiel de souscription.

Vous avez publié au titre du premier trimestre 2007 un résultat net en nette amélioration (1,2 million d’euros, contre une perte de 0,7 million l’an passé). Revenons brièvement sur les raisons de cette progression.
La hausse de notre résultat net au premier trimestre 2007 s’explique par le succès commercial de notre plate-forme de collaboration à distance, Genesys Meeting Center, nos efforts permanents pour améliorer notre productivité, notamment par une baisse des charges opérationnelles, ainsi que l'allègement des charges d'intérêts sur la période.

Je voulais également rapidement revenir sur les raisons qui vous ont poussé à retirer Genesys du Nasdaq ? Et quels avantages allez-vous en tirer ?
Les raisons sont très simples. Tout d’abord, le volume d’échange des ADRs de Genesys sur le Nasdaq était très faible, puisqu’il représentait moins de 5% du volume total des titres Genesys négociés au cours de ces deux dernières années. En effet, la majorité des actions Genesys détenues par des investisseurs américains sont cotées sur Euronext.

Ensuite, Genesys a adopté en 2005 les normes comptables IFRS, reconnues comme offrant la même qualité d’information que les normes US GAAP. La publication de nos résultats selon ces deux normes comptables n’était donc plus justifiée.

Enfin, le retrait de Genesys du Nasdaq va nous permettre de réduire nos coûts administratifs.

Maintenant, concernant l’importance des volumes échangés lundi 25 juin, y avait-il une explication tangible ?
Aucune à notre connaissance, autre que le fait que notre titre était recherché ce jour-là.

Quelles sont vos guidances pour cette année ?
Pour 2007, nous prévoyons un chiffre d’affaires compris entre 138 et 142 millions d’euros. Il convient cependant de noter que ce niveau d’activité, relativement stable par rapport à l’exercice 2006, masque en réalité une croissance puisque plus de la moitié de notre activité est réalisée aux Etats-Unis et que le dollar continue à se détériorer.

Vous avez l’ambition de faire croître vos ventes indirectes. Vous avez d’ailleurs nommé Antoine Henocq au poste de vice-président en charge des alliances stratégiques. Où en est votre recherche de partenariats ?
Les ventes indirectes représentent aujourd’hui près de 20% du chiffre d’affaires de Genesys, avec pour principaux partenaires des opérateurs télécoms de premier plan. La convergence des technologies de communication et de collaboration nous permet aujourd’hui d’élargir notre politique de partenariats aux intégrateurs, aux constructeurs informatiques ou encore aux développeurs de logiciels. Des discussions sont déjà en cours avec un certain nombre d’entre eux, qui perçoivent notre offre de service de collaboration en mode SaaS comme une source de valeur ajoutée et un outil de fidélisation de leur base clients.

Propos recueillis par Marjorie Encelot

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