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Interview de Gérard Degonse : directeur finance et administration de JC Decaux

Gérard Degonse

directeur finance et administration de JC Decaux

Nous sommes présents aujourd’hui de façon directe ou indirecte sur tous les grands marchés à forte croissance

Publié le 12 Septembre 2007

Un commentaire sur les résultats que vous venez de publier ?
Nous avons publié des résultats solides qui reflètent à la fois les fondamentaux du groupe et les transformations en cours, avec le renouvellement des contrats des grandes villes françaises et la poursuite du développement sur des zones émergentes.

Quels ont été les moteurs de croissance sur ce semestre ?
Les trois secteurs d’activité ont contribué à la progression des résultats du groupe.  L’activité Transport et Affichage ont enregistré une progression à deux chiffres de leur marge opérationnelle. Le Mobilier Urbain, qui est en phase de renouvellement et d’expansion sur des zones géographiques nouvelles, a eu une contribution positive, mais plus modeste que d’habitude.

Comment évolue le marché publicitaire en France et à l’international ?
Globalement, le marché publicitaire a été bien orienté, à l’exception de la France au 1er semestre. Sur le second semestre, nous observons que cette tendance se maintient, que la  situation de la France s’améliore, que la croissance du Mobilier Urbain s’accélère et que la croissance se poursuit dans les Transports. Ces observations nous ont conduit à annoncer une croissance organique sur l’année 2007, comprise entre 7% et 8%, supérieure à celle du 1er semestre.

Vous avez déposé votre dossier de candidature pour l’acquisition des marchés publicitaires dans les gares et le long des voies ferrées (RFF-SNCF). Comment comptez-vous rafler la mise face à votre grand rival Clear Chanel ?
Ces contrats sont des contrats importants que nous aimerions gagner, mais pas à n’importe quelles conditions, car ils ne représentent pas pour le groupe JCDecaux une nécessité absolue pour notre offre commerciale.

Quel premier bilan dressez-vous de la mise en place du Velib’ à Paris ? Les coûts d'entretien et de maintenance sont-ils raisonnables ?
Le premier bilan, celui du déploiement, du fonctionnement et de l’appropriation par les habitants est extrêmement positif. C’est de ce point de vue un immense succès.
Le programme est toujours en cours de déploiement et son achèvement est prévu fin 2007. Il est donc impossible de tirer à ce jour des conclusions sur la maintenance et les coûts d’entretien, alors que nous sommes toujours en phase d’installation.

Avez-vous de nouveaux éléments concernant la création d’un système de location de vélos à Londres, sur le modèle parisien?
Des réflexions sont en cours et des discussions ont lieu, mais rien de concret n’est apparu à ce jour.

En France, outre Rouen, Lyon, Toulouse et Paris, quelles autres villes pourraient prochainement obtenir votre système de location de vélos ?
Outre les villes précitées, il faut ajouter qu’il y a aujourd’hui des vélos JCDecaux à Aix en Provence et à Marseille et qu’il y en aura demain à Mulhouse et Besançon.

Après l’obtention d’un gros contrat en Chine, dans quel autre pays émergent envisagez-vous de vous implanter ? Qu’en est-il en Inde, où vous êtes présents depuis 2005 ?
Nous sommes présents, aujourd’hui, de façon directe ou indirecte sur tous les grands marchés à forte croissance : Europe Centrale et de l’est, Asie Pacifique, Amérique Latine et plus récemment au Moyen-Orient et en Afrique. Dans certains de ces pays, nous sommes déjà opérateurs, dans d’autres (Moyen-Orient-Afrique) nous sommes en cours de prospection.

L’Inde, où nous sommes présents depuis 2005, fait l’objet d’une prospection intensive.

Les frais de développements dans les autres pays vont sans doute peser sur votre marge. De quelle manière et à quelle hauteur ?
C’est exact, car tous les frais de développement sont passés en charge dès qu’ils sont engagés. En revanche, nous ne communiquons pas sur les montants engagés.

Quels sont vos objectifs en termes de croissance du chiffre d’affaires, en France et dans le monde, pour cette année ?
Nous avons communiqué un taux de croissance interne du chiffre d’affaires en 2007 entre 7% et 8%.

Une acquisition est-elle envisageable d’ici la fin de l’année ? Où en est le dossier Clear Channel ?
Nous ne souhaitons pas commenter la situation de Clear Channel.

L’évolution de votre titre vous satisfait-elle ?
Le titre JCDecaux est l’un des très rares titres de média à avoir progressé depuis le début de l’année, ceci est bien évidemment un motif de satisfaction. Par ailleurs, je ne vous surprendrais pas en vous disant que nous pensons que le cours ne reflète pas, selon nous, tout le potentiel de croissance que le groupe est en train d’engranger avec ses renouvellements de contrats et son expansion sur des zones émérgentes.

Le mot de la fin pour vos actionnaires.
Je voudrais, en premier lieu, et au nom du directoire de JCDecaux, les remercier pour leur fidélité et leur soutien. Je souhaite aussi leur dire, ou leur rappeler, que la communication extérieure, cœur du métier de JCDecaux, est le seul media (hors Internet) dont la part de marché va continuer de croître et que, dans ce secteur, JCDecaux bénéficie d’un mix-produit et d’un mix-géographique tout à fait unique.

JCDecaux bénéficie d’un positionnement idéal, sur un secteur en développement et d’un modèle financier qui continue de faire ses preuves, comme en attestent les résultats du 1er semestre.

Nous ne pouvons donc concevoir le futur que de façon optimiste pour le groupe et ses actionnaires.

Propos recueillis par Nicolas Sandanassamy

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