En devenant actionnaires majoritaires du groupe SMCP, Bernard Arnault et la famille Louis-Dreyfus mettent la main sur trois marques qui montent dans l'univers du prêt-à-porter féminin.

Sandro, Maje et Claudie Pierlot, trois enseignes françaises, se positionnent sur le segment du « luxe accessible ». Elles disposent d'environ 330 boutiques-corners en France et à l'étranger (essentiellement Sandro et Maje). Le groupe SMCP dans lequel elles sont associées emploie 700 personnes et devrait réaliser un chiffre d'affaires de 180 millions d'euros cette année.

«La famille Arnault et la famille Louis-Dreyfus ont pris une participation majoritaire (ndlr : 51%) dans SMCP», ont indiqué les repreneurs dans un communiqué. L'opération a été réalisée via les fonds d'investissements L Capital (Bernard Arnault) et Florac (Louis-Dreyfus). L'objectif est de permettre aux trois enseignes de se déployer plus rapidement à l'international, selon le communiqué.

Le marché applaudit

Pour Serge Carreira, maître de conférences à Sciences-Po Paris cité par l'AFP, cette nouvelle acquisition du groupe Arnault dans le luxe dit «accessible» n'est pas un «virage stratégique» de LVMH (Louis Vuitton, Céline, Givenchy, Kenzo, Fendi etc).

«C'est simplement une opportunité de placements, qui n'a pas d'incidence sur LVMH», estime-t-il. «C'est une façon de diversifier ses investissements en cherchant des marques à fort potentiel même si elles sont en dehors du luxe classique».

Le marché semble apprécier cette diversification puisque l'action LVMH signe l'une des meilleures performances de ce lundi à la Bourse de Paris: vers 15h20 elle prend 2,08% sur un marché en hausse de 0,61%.