Le conseil de Carrefour et ses administrateurs réfléchiraient à une scission des activités du groupe de distribution en trois entités, d'après Le Figaro. Le groupe français pourrait ainsi mettre en bourse simultanément son activité de Hard Discount Dia et sa branche immobilier Carrefour Property.

Pour expliquer cette démarche, les principaux actionnaires de Carrefour seraient convaincus que ce groupe est sous-valorisé en bourse, et l'objectif serait 'que la valeur cumulée des capitalisations de Carrefour, Carrefour Property et Dia soit demain supérieure à celle du groupe aujourd'hui', rapporte le journal. En cas d'adoption de ce principe, les actionnaires de Carrefour recevraient des actions des deux autres sociétés au prorata de leur participation dans le groupe actuel, précise-t-il.

Selon le quotidien économique, le principe pourrait être décidé lors du conseil d'administration du 2 mars prochain. L'idée d'une scission de certaines activités chez le distributeur revient régulièrement dans la presse depuis plusieurs mois. Les analystes valorisent la branche Hard Discount à environ 4 milliards d'euros, tandis que Carrefour Property représente près de 1 000 sites (France, Italie, Espagne, Pologne, Roumanie) et 11 milliards d'euros d'actifs immobiliers.

Carrefour conserverait des participations dans les filiales

Outre la question du montant que ces opérations pourraient représenter, la grande inconnue reste aussi celle des participations que Carrefour conserverait dans les différentes entités. Les administrateurs souhaiteraient que le groupe conserve la majorité de Dia, mais envisageraient qu'il garde une minorité dans Carrefour Property, avance le journal.

Pour Lars Olofsson, le directeur général du groupe, si la branche immobilier devait être introduite en bourse, Carrefour devrait en garder plus de 51% des actions. Le groupe chercherait une solution dans laquelle il pourrait conserver le contrôle de ses baux même en cas de participation minoritaire, selon le quotidien.

Par ailleurs, les autorités chinoises voudraient infliger une amende de 2,5 millions de yuans, soit environ 279 000 euros, à pour avoir trompé ses clients sur les prix, soit l'amende maximale pour ce type de faute, rapportent les médias officiels.