Décidément, rien ni personne ne résiste à LVMH. Le numéro un mondial du luxe a annoncé lundi le rachat de Bulgari, numéro trois mondial de l’horlogerie-joaillerie, après avoir trouvé un accord avec son actionnaire majoritaire.

Ainsi, la famille Bulgari va céder à LVHM ses 51% au capital du joaillier italien, en échange d’une participation de 3,5% dans le groupe français. LVMH va émettre 16 millions d'actions nouvelles afin de réaliser cette opération. Par ailleurs, il va lancer une OPA amicale sur les parts minoritaires au prix de 12,25 euros par action, soit 63% de plus que le cours de Bulgari à la clôture de la Bourse de Milan vendredi (7,50 euros).

L’ensemble de l’opération, que l’on peut qualifier d’amicale, valorise la maison italienne à 3,7 milliards d’euros. Le prix peut paraître élevé mais il est justifié, selon Natixis. En effet, Bulgari est une denrée rare « dans un secteur très atomisé (l’horlogerie-joaillerie, ndlr) qui n’offre que peu de cibles ayant une image de marque et un réseau aussi bien établi que Bulgari, qui de surcroît a terminé une restructuration majeure depuis 2 ans », soulignent les analystes.

Le groupe italien va permettre à LVMH de renforcer son pôle Montre&Joaillerie (Chaumet, Tag Heuer, Hublot, Zenith…) qui ne représente actuellement que 5% des revenus du groupe et ambitionne de prendre des parts de marché à Cartier (propriété du groupe Richemont). LVMH va d’ailleurs confier la direction de son pôle Montre&Joaillerie à Francesco Trapani, actuel directeur exécutif de Bulgari. Il faut enfin noter que la famille Bulgari deviendra le 2e plus gros actionnaire familial de LVMH, disposant de deux postes au conseil de surveillance de LVMH, dont un sans droits de vote.

Vers 11h15, l’action LVMH grimpe de 0,40% à la Bourse de Paris, tandis que celle de Bulgari s’envole de 58%, à 12 euros, à Milan.