Mauvais perdant, Nick Hayek ? Interrogé hier lors d’une conférence de presse sur l’acquisition de Bulgari par LVMH, le patron de Swatch, numéro un mondial de l’horlogerie, a nié avoir jamais convoité le joaillier-horloger italien.

Le rachat de Bulgari «n'a jamais été évoqué chez nous», et Swatch n'aurait «jamais dépensé autant d'argent», a-t-il indiqué. LVMH a annoncé lundi le rachat de Bulgari sur lequel il a fait une offre en actions et en espèces d’un montant de 3,7 milliards d’euros. La famille Bulgari a accepté d’échanger ses titres (51% du capital) contre une participation de 3,5% dans LVMH. Au total, le groupe français pourrait débourser 4,3 milliards d’euros dans le cadre de ce rachat (dette comprise).

Swatch serait «heureux si LVMH investissait au moins 10%» de ce montant dans la production de composants horlogers, a poursuivi Nick Hayek. Une allusion à la pénurie de pièces à laquelle sont confrontés tous les fabricants de montres. «Nous venons d'une année 2009 où tout a été ralenti. Les stocks ne sont pratiquement pas là. Il y a très peu de produits». Or, depuis quelques mois, la demande explose. «La chose difficile pour nous va être de livrer le produit en 2011, ça va être le grand défi», a souligné M. Hayek.

S’il prévoit d'investir jusqu’à 200 millions d’euros dans ses usines de production cette année, Swatch a prévenu qu’il ne livrerait plus ses concurrents. «Nous voulons arrêter le plus vite possible» ces livraisons, a indiqué M. Hayek. LVMH et Bulgari sont prévenus.

Lire aussi : Swatch transforme toujours le temps en argent