7 employées demandent réparation aujourd’hui pour toutes leurs collègues devant la Cour suprême. Elles accusent leur employeur, la société Walmart de les avoir moins bien traité que leurs collègues masculins.
Ces employées assurent avoir été moins bien payées que les hommes à des postes comparables, en dépit d’une meilleure notation et d’une plus grande ancienneté.
Elles réclament alors un réajustement rétroactif de leurs salaires et une amende pour le préjudice subi.

L’affaire avait été jugée en 2007 en première instance par une Cour de Californie qui avait autorisé que l’action en justice représente 1,5 million d'employées et anciennes employées. Cette première décision avait été confirmée en 2010 par une Cour de San Francisco.

C’est cette décision que Walmart conteste devant la Cour suprême. Pour le distributeur, il ne s’agirait en aucun cas du résultat d’une politique nationale. Il ne serait donc pas possible de globaliser.

Tel n’est pas l’avis de ces employées qui estiment que «Walmart est le principal employeur aux États-Unis et que son fonctionnement et ses ressources humaines sont gérés de manière uniforme et centralisée».

En cas d’accord, la Cour surprême donnerait son feu vert à la plus grande affaire en nom collectif de l’histoire et ouvrirait la porte ouverte à d’autres plaintes gigantesques pour d’autres entreprises.
C’est la raison pour laquelle Wall Mart n’est pas seul dans son combat. Plusieurs groupes de lobbying d’entreprises, ainsi que de grandes firmes comme Bank of America, et Microsoft soutiennent le distributeur pour limiter l’ampleur de cette action en justice.

Selon certains observateurs, il y a peu de chance que la Cour suprême donne gain de cause à cette affaire, les neuf sages étant traditionnellement soucieux de soutenir la concurrence et le libre marché.

Pourtant, selon Ariela Migdal, porte parole de la puissante Organisation américaine de défense des libertés civiles (ACLU), il existerait des preuves que les cadres de Walmart sous-évaluaient les femmes au nom de clichés archaïques sur leur place dans le monde du travail.

L’affaire promet d’être très intéressante.