Le groupe de distribution Carrefour a annoncé ce jeudi le départ de son directeur exécutif France, James McCann, mais aussi le report du projet de cotation de sa foncière Carrefour Property. Ces annonces ont pesé sur le cours de bourse de Carrefour qui a perdu 1,93%, à 31 euros, à la clôture ce jeudi.

Dans un entretien accordé aux Echos, le dirigeant de Carrefour, Lars Olofsson, revient sur les raisons de ces changements stratégiques. 'La décision de nous séparer a été prise d'un commun accord avec James McCann', précise tout d'abord Lars Olofsson. Ce dernier reprend temporairement la direction des activités en France, dans l'attente d'un remplaçant. Le dirigeant n'a toutefois pas souhaité rentrer dans les détails des motifs de ce départ. Pour remplacer James McCann, Lars Olofsson estime qu'une 'personne qui a une véritable sensibilité française et qui connaît bien les particularités du marché français peut effectivement être un atout'.

'Capter le plein potentiel de la France'

Lars Olofsson a décidé de s'impliquer davantage dans la gestion des activités du groupe en France, car les performances des hypermarchés nationaux du groupe depuis le second semestre 2010 n'étaient pas à la hauteur de ses ambitions, explique-t-il au quotidien économique. 'J'attends aujourd'hui de véritables améliorations sur le plan de la dynamique commerciale. Il faut maintenant lui donner une nouvelle impulsion tout en s'assurant de la parfaite exécution de notre plan de transformation. Il nous faut capter le plein potentiel de la France qui représente plus de 40% de nos ventes', souligne le patron du groupe de distribution.

Pour le dirigeant, il ne s'agit pas de changer la stratégie, mais de mieux l'appliquer. 'Les leviers dont nous disposons doivent être améliorés et dosés différemment: le prix, l'assortiment, la promotion commerciale, la publicité, la politique de fidélité', indique-t-il. La stratégie du groupe repose aussi sur le développement du concept Carrefour Planet. 'Il faudra attendre mi-2012, quand nous compterons environ 90 Carrefour Planet en France, pour (…) sentir le plein effet' de cette stratégie, prévient-il néanmoins.

D'autre part, Lars Olofsson reste convaincu que le projet de scission de la branche Hard discount Dia est 'une bonne chose à la fois pour Carrefour et pour les actionnaires', malgré l'opposition à ce projet exprimée par plusieurs de ces actionnaires. Dia est 'en ordre de marche, sur ses deux marchés clefs l'Espagne et la France et a un potentiel en Turquie, au Brésil et en Chine', fait-il remarquer.

Ce vendredi vers 9h05, la valeur Carrefour remontait de 0,69%, à 31,21 euros, dans un marché parisien en progression de 0,21%, à 4 013 points.