La fiancée italienne de LVMH a fière allure. Au premier trimestre, Bulgari a renoué avec les bénéfices sur fond de forte croissance de ses ventes, notamment en Chine.

Le joaillier romain, dont le rachat par le numéro mondial du luxe pourrait intervenir d’ici fin juillet, a publié un bénéfice net de 9,3 millions d’euros au titre du premier trimestre contre une perte de 8,3 millions un an plus tôt. Son chiffre d’affaires a progressé de 28% sur un an, à 254 millions.

«Toutes les zones de présence du groupe enregistrent des résultats très positifs : l’Asie sort du lot avec une croissance de 33,9% des ventes, tirée par une performance astronomique en Chine (+77%) et une croissance au Japon, malgré la fermeture prolongée des magasins après la catastrophe qui a touché le pays», indique le groupe dans un communiqué.

En outre, la dette de Bulgari a été pratiquement divisée par deux en un an, à 132 millions d'euros, ce qui en fait un groupe particulièrement sain. De quoi «remplir d’enthousiasme» le directeur général, Francesco Trapani, mais également Bernard Arnault, le patron de LVMH, qui s’apprête à débourser 4,3 milliards d’euros pour conclure le mariage.

«L’alliance avec LVMH va certainement renforcer notre croissance dans les zones du monde où le potentiel est le plus important et renforcer le prestige et la visibilité de la marque (Bulgari) sur les marchés matures», a commenté Francesco Trapani.

Vers 12h00, l’action LVMH progresse de 2,45% et prend la tête du CAC 40, tandis que celle de Bulgari reste stable à Milan.