Le projet de scission de 100% de la filiale Hard discount Dia a été approuvé ce mardi par les actionnaires du distributeur Carrefour, lors d'une assemblée générale. Certains actionnaires, mais aussi des salariés et des syndicats avaient pourtant exprimé leur opposition à ce projet, ne percevant pas d'intérêt à long terme pour le groupe.

Par ailleurs, Amaury de Seze, président du conseil d'administration de Carrefour, a annoncé que les fonctions de président et de directeur général allaient désormais être réunies en la personne de Lars Olofsson. Pour certains, c'est un signe de confiance envers ce dernier, d'autres ont été surpris par cette décision.

De son côté, Lars Olofsson a indiqué qu'il 'réaffirme [sa] détermination envers l'exécution [du] plan stratégique, malgré un environnement difficile'. Ce plan prévoit notamment 4,5 milliards d'euros d'économies sur trois ans et la relance commerciale de la marque en Europe par le biais de la nouvelle formule d'hypermarché, Carrefour Planet. Le distributeur a aussi l'intention de rester dans les pays émergents dans lesquels il détient une position de leader.

Des difficultés dans les activités France

Le nouveau PDG a reconnu que la situation de Carrefour n'était 'pas satisfaisante', faisant référence au changement des directeurs exécutifs des opérations en France et en Europe, aux mouvements de grève, à la suspension du projet de cotation de Carrefour Property et au repli du cours de bourse. Depuis le 1er janvier 2011, la valeur a perdu plus de 11%, et plus de 22% sur un an.

Le groupe français vient de lancer un nouvel avertissement sur résultats concernant ses activités en France. Il s'attend à ce que son résultat opérationnel diminue de 35% en France au premier semestre. Toutefois, Lars Olofsson s'est dit confiant dans la capacité du nouveau format d'hypermarchés à 'véritablement renverser la tendance'. A la suite de cet avertissement, l'agence de notation Moody's a décidé hier d'abaisser sa perspective de stable à négative sur Carrefour.

D'autre part, l'Autorité des marchés financiers (AMF) a indiqué que la banque Société Générale a franchi à la hausse le seuil des 5% du capital de Carrefour, pour atteindre 7,9%. La banque devient ainsi le deuxième plus gros actionnaire du groupe derrière Blue Capital qui est le véhicule d'investissement de Groupe Arnault, holding du PDG de LVMH Bernard Arnault et du fonds Colony Capital.