Annoncée début mars, l’acquisition par LVMH du joaillier italien Bulgari a été validée par les autorités de la concurrence européennes. «L'enquête a montré que les activités cumulées de LVMH et de Bulgari ne représenteraient pas des parts de marché élevées, quelle que soit la définition plausible du marché. La Commission est donc parvenue à la conclusion que l'opération n'entraverait pas de manière significative le jeu d'une concurrence effective dans l'Espace économique européen (EEE) ou une partie substantielle de celui-ci», indique la Commission européenne dans un communiqué publié jeudi.

Bulgari et LVMH produisent et vendent tous deux des montres, des bijoux, des parfums et des cosmétiques haut de gamme, ainsi que des articles et accessoires de mode et de maroquinerie. Bulgari, troisième plus gros joaillier mondial, a publié un chiffre d’affaires d’un milliard d’euros en 2010 et un bénéfice net de 38 millions d’euros. De son côté, LVMH a dépassé les 20 milliards d’euros de chiffre d’affaires l’année dernière pour un bénéfice net de 3 milliards d’euros.

Grâce cette acquisition, le groupe de Bernard Arnault conforte sa place de numéro un mondial du luxe. Surtout, il donne un nouveau souffle à son pôle Montre&Joaillerie (Chaumet, Tag Heuer, Hublot, Zenith…) qui ne représente que 5% de ses revenus. Cette part pourrait augmenter au cours des prochaines années compte tenu de la forte demande en montres et bijoux en provenance des pays émergents, où Bulgari figure parmi les marques les plus reconnues. Le directeur exécutif de Bulgari, Francesco Trapani, sera nommé à la tête du pôle Montre&Joaillerie de LVMH.

Vers 15h25, l’action LVMH perd 0,57% à la Bourse de Paris, sur un marché en hausse de 0,40%.