Le numéro un mondial des cosmétiques, L’Oréal, a publié lundi soir des résultats 2011 à la hauteur des attentes, avec un chiffre d’affaires en hausse de 5% à 2O,3 milliards d’euros et un bénéfice net, hors exceptionnels, amélioré de 9% à 2,6 milliards.

Le pôle luxe du groupe (Lancôme, Armani, Kiehl's, YSL Beauté) a enregistré une croissance de ses ventes de 8,2% en données comparables, tandis que les marques grand public (L'Oréal Paris, Garnier, Maybelline) affichent une progression de 4,5% sur l’année. Les deux divisions ont cependant connu un quatrième trimestre difficile, marqué par un tassement de la consommation en Europe.

Les analystes s'inquiètent de ce recul des ventes en particulier en Europe de l'Ouest (-0,6% pour l'ensemble du groupe au 4e trimestre), alors que la région pèse encore pour près de la moitié dans la rentabilité de l'Oréal.

Chine, Inde, Brésil: premiers marchés en 2012

Mais le groupe se veut confiant. «L’Europe de l’Ouest n’est pas condamnée à stagner. Si les marchés du Sud souffrent, nous avons enregistré de très bonnes performances en France, où nos ventes ont augmenté de 3%, et de bonnes performances en Allemagne et au Royaume-Uni», souligne Jean-Paul Agon, le PDG, dans une interview accordée au Figaro.

L’Oréal entend ainsi réaliser en 2012 «une nouvelle année de croissance du chiffre d'affaires et des résultats» grâce au dynamisme des « nouveaux marchés » (Chine, Inde, Brésil, etc). Ces derniers devraient devenir la première zone géographique du groupe, avec 40% des ventes prévues cette année.

Par ailleurs, le Conseil d'Administration a décidé de proposer à l'Assemblée Générale du 17 avril 2012 le versement d'un dividende de 2 euros par action, en augmentation de 11 % par rapport à 2010.

Vers 10h20, le titre prend 1,7% à la Bourse de Paris, sur un marché en baisse de 0,3%.