En dépit de la crise de la zone euro et de la reprise moins rapide que prévu aux Etats-Unis, l’industrie du luxe devrait continuer à bien se porter au cours des prochaines années. C’est ce qui ressort du sondage réalisé par l’institut Ipsos pour le cabinet de conseil Boston Consulting Group, auprès de 1000 consommateurs qualifiés de « riches ».

Grâce notamment à une forte demande dans les pays émergents, le marché du luxe devrait augmenter de 7% par an d’ici 2014, estime le BCG, qui souligne l’optimisme des grands acteurs du secteur. LVMH, Burberry ou encore Hermès ont publié des résultats en forte hausse au premier trimestre et ne voient pour l’heure aucun signe d’affaiblissement de la demande.

La Chine est le moteur de cette croissance. « Nous prévoyons que d'ici à 2020, plus de 330 villes en Chine auront le même niveau de revenu disponible que Shanghai avait en 2010, et que d'ici à 2015, la Chine va devenir le premier marché mondial du luxe », indique le BCG.

La révision par Pékin de sa prévision de croissance – à 7% au lieu de 8% par an d’ici 2015 – a d’ailleurs pesé sur les valeurs du luxe ces derniers mois : LVMH a ainsi lâché 12% depuis début mars, Hermès 11% et PPR 15%.

Une correction somme toute logique compte tenu des hausses enregistrées depuis deux ans malgré la crise. La croissance des ventes de luxe devrait certes ralentir cette année - autour de 7% contre plus de 10% en 2011 – mais elle fait envie à bien d’autres secteurs.