Carrefour va devoir réduire ses coûts de fonctionnement en France et revoir sa présence internationale, a indiqué le PDG George Plassat, ce lundi lors de l'assemblée générale du groupe.

Le dirigeant, qui s'exprimait publiquement pour la première fois depuis son entrée en fonction, a dit avoir besoin de trois ans pour redresser le groupe, dont le bénéfice a chuté de 14% en 2011.

« Nous aurons du vent de face, que l'on ne se fasse pas d'illusions », a déclaré M. Plassat lors de son premier grand oral devant les actionnaires lundi. « Je ne peux pas vous faire de promesse de court terme, la distribution n'est pas un métier de court terme », a-t-il ajouté.

M. Plassat a notamment regretté les montants investis dans le marketing et la communication et un développement international trop ambitieux par rapport aux moyens de Carrefour, des « arbitrages » étant nécessaires dans ce domaine.

« Nous ne sommes pas forcément mieux placés en Turquie que nos partenaires turcs, nous n’avons pas forcément besoin d’être à 100% en Indonésie », a-t-il détaillé. En revanche, le nouveau PDG mise sur le développement du groupe en Amérique latine et notamment au Brésil qui pourrait devenir une plate-forme régionale importante pour le premier distributeur européen.

Interrogé sur les perspectives pour l'emploi, le patron a répondu qu'aucune décision n'avait été prise mais souligné que « tout le monde (savait) que le groupe (était) trop lourd en amont de ses réseaux de magasins », autrement dit au siège et dans les services administratifs. « Sur l'emploi, nous serons là pour faire les choses proprement, si nécessaire », a-t-il ajouté.

Vers 14h30, l’action Carrefour recule de 1,6% à la Bourse de Paris, sur un marché en baisse de 0,5%.