Le titre Lafuma reflue légèrement mardi à la Bourse de Paris après que le groupe a annoncé qu’il négociait la cession de sa marque Le Chameau à un fonds d’investissement britannique. « Le groupe Lafuma a reçu une offre ferme de la part de la société britannique Marwyn Management Partners Plc pour acquérir l’ensemble des actions et droits de vote détenus par Lafuma dans Le Chameau SAS. Lafuma et Marwyn Management Partners ont convenu d’entrer dans une période de négociation exclusive afin de finaliser l’opération envisagée qui sera prochainement présentée aux instances représentatives du personnel», indique le groupe dans un communiqué.

Marwyn, le fonds coté à Londres et spécialisé dans le rachat de petites et moyennes entreprises, a précisé qu'il espérait conclure ce rachat d'ici quatre à six semaines. Le montant de l’offre est tenu secret.

Le Chameau est une marque haut de gamme de bottes en caoutchouc et de vêtements de chasse, pêche et équitation. Kate Middleton, le prince William et le prince Harry ont tous trois été photographiés portant ces bottes, ce qui a propulsé la marque française, fondée en 1927 en Normandie, dans les pages des grands magazines de mode. Son chiffre d'affaires s’est élevé à 24 millions en 2010-2011.

"Toute marque d'intérêt est étudiée"


« Le Chameau est une marque exceptionnelle et un produit de la plus haute qualité », a commenté Mark Watts, directeur général de Marwyn Partners, qui espère en faire « une véritable marque de luxe de dimension internationale ». De son côté, Lafuma estime que cette cession donnera plus de moyens à ses autres marques (Lafuma, Millet, Eider, Oxbow) pour se développer à l’international, notamment en Asie.

Cette cession risque cependant de prendre de court les investisseurs qui en étaient restés aux rumeurs de rachat de l’ensemble du groupe Lafuma par le sud-coréen E-Land. Les discussions « très préliminaires » annoncées à la mi-septembre par les deux groupes, qui ont permis au titre Lafuma de gagner 60% en l’espace d’un mois, s'annoncent en effet plus difficiles après cette cession. Mais le groupe ne ferme pas la porte aux investisseurs. « L’attractivité des marques du Groupe suscite régulièrement l’intérêt d’investisseurs et d’entrepreneurs. Toute marque d’intérêt est étudiée en considérant l’intérêt social, actionnarial et économique du groupe », indique-t-il dans son communiqué.