S’il a bel et bien subi un ralentissement de ses ventes sur les trois derniers mois, Burberry a rassuré les marchés jeudi lors de la publication de son chiffre d’affaires du premier semestre. Le groupe britannique connu pour ses « trench » et ses imprimés rayés a fait état d’une croissance à taux de change et magasins comparables de 1% au deuxième trimestre, contre 6% sur les trois premiers mois de l’exercice.

« Dans un environnement extérieur plus difficile, la fréquentation a baissé mais le dynamisme de la marque reste solide, notamment grâce à nos clients qui dépensent davantage dans les produits de luxe », a commenté la PDG du groupe, Angela Ahrendts, dans un communiqué.

Les ouvertures de magasins en Asie et dans les pays émergents continuent également à tirer les ventes du groupe. Celles-ci atteignent 883 millions de livres (1,1 milliard d’euros) sur le semestre, soit une croissance de 8% à taux de change constants.

« Le point important de cette publication était les tendances de l'activité Retail (ndlr : ventes au détail) en fin de trimestre après l'avertissement sur résultats de début septembre. Elles sont rassurantes », souligne le courtier Aurel BGC.
Le titre, qui s’adjuge 10% à la mi-journée sur le London Stock Exchange, entraîne dans son sillage les autres valeurs du secteur à commencer par LVMH (+3,1%). Hermès et Richemont sont également bien orientés.

Par ailleurs, Burberry a fait savoir que le français Interparfums continuerait à
gérer ses parfums jusqu'au 31 mars 2013, soit trois mois de plus que prévu initialement. Le Britannique souhaite ensuite reprendre la marque à son compte. Il paiera un « prix de sortie » de 181 millions d’euros et ce, au plus tard le 31 décembre 2012. Le titre Interparfums prend 1,1%.