L’action Carrefour est à la peine ce matin. Après avoir été massivement acheteurs, les investisseurs ont décidé de se positionner vendeurs sur le titre pour dégager des profits et placer leurs pions ailleurs, notamment sur les valeurs bancaires.
La valeur du titre a ainsi franchi un premier seuil technique de 19,52 euros. Le prochain seuil est à présent à 18,14 euros.

Il est très probable que cette correction du titre soit éphémère. 

Le 3 janvier dernier, les analystes d’Exane BNP Paribas ont relevé leur objectif de cours sur Carrefour à 21,5 euros tout en confirmant une recommandation «surperformance». La société fait partie des valeurs préférées du broker pour 2013.

Le 21 décembre, les analystes de Morgan Stanley confirmaient leur recommandation «surpondérer » et leur objectif de 23 euros. Selon ces derniers, Carrefour sera le distributeur dont les bénéfices profiteront le plus du crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi envisagé par le gouvernement de François Hollande.
Avec un effectif de 133.000 personnes, Carrefour est le plus important employeur privé de France. Son bénéfice par action 2013 pourrait y gagner 12% et sa  marge nette pourrait atteindre 1,2%.

Le 10 décembre 2011, UBS a relevé sa recommandation sur Carrefour de «vendre» à «neutre». Les analystes soulignaient les «progrès considérables» réalisés par la nouvelle direction en particulier grâce aux opérations de cession qui ont généré près de 2,8 milliards d’euros en 2012. La société aurait gagné en flexibilité stratégique lui permettant de mieux croitre à l'étranger, et notamment dans les pays émergents.
Fin décembre, Carrefour a annoncé l’ouverture de quatre nouveaux magasins en Chine et l’ouverture d’un nouveau magasin Carrefour Wholesale Cash&Carry en Inde.

Depuis le 1er janvier, l’action est progression de 0,62%.