Bernard Arnault, le patron du groupe de luxe de LVMH aurait placé la «quasi-totalité» de sa fortune dans une de ses sociétés belges, écrit Libération ce jeudi. D’après le journal, le 7 décembre 2011, le milliardaire français a transféré dans une fondation privée, Pilinvest, 31% du capital de Groupe Arnault, sa holding familiale qui contrôle LVMH. La somme est estimée à 6,5 milliards d'euros. En outre, le même jour, Bernard Arnault aurait apporté l'usufruit des 48,5% du capital détenus par ses cinq enfants en nue-propriété. «Depuis plus d'un an, cela signifie que près de 80% des dividendes versés par Groupe Arnault au patron de LVMH atterrissent également à Bruxelles», souligne Libération.

Cette information a été confirmée par l’entourage de M. Arnault à RTL. D’après ces proches, l’objectif de l’homme d’affaires, âgé de 63 ans, serait uniquement «d'assurer la pérennité et l'intégrité de son groupe en cas de décès accidentel ». Cela empêcherait notamment ses enfants de revendre leurs parts avant un délai qui court jusqu’en 2023.

Les fondations privées belges sont fiscalement très favorables: elles permettent d'effectuer des donations à ses enfants, taxées à seulement 3 %, relève le quotidien. Mais pour en bénéficier, il faudrait que Bernard Arnault et ses enfants soient résidents fiscaux belges. Or, le milliardaire, même s’il a demandé la nationalité belge, a assuré en septembre qu'il resterait résident fiscal français. Pour Libération, la demande de naturalisation, toujours en cours d’instruction, aurait pour but «sécuriser juridiquement sa fondation, au cas où elle serait contestée par l'un de ses enfants devant la justice française».

Vers 14h15, l’action LVMH gagne 1% à la Bourse de Paris sur un marché quasi stable.