LVMH, numéro un mondial du luxe, a publié jeudi des résultats annuels record bien que ralentis par le tassement de l'économie chinoise et la crise en Europe. Ses ventes ont augmenté de 19% à 28,1 milliards d'euros, un chiffre en ligne avec les attentes des analystes. A taux de change de constants, la croissance a toutefois ralenti à 9% contre 14% en 2011.

Le bénéfice net du groupe s’est élevé à 3,4 milliards d’euros, en hausse de 12% par rapport à 2011. « Tous les groupes d’activités connaissent une excellente dynamique en Europe, en Asie et aux Etats Unis. Louis Vuitton, en particulier, enregistre à nouveau sur l’année une croissance à deux chiffres de ses ventes », souligne le groupe qui se dit « confiant » pour 2013 malgré les incertitudes européennes et la hausse de l'euro.

Ses ventes se sont d’ailleurs accélérées en fin d’année grâce à la reprise de l'économie chinoise, à la bonne tenue de la consommation de produits de luxe aux Etats-Unis et grâce, en Europe, à la hausse des prix (+8%) intervenue en octobre chez Louis Vuitton. « Seule ombre au tableau », selon Bernard Arnault, le PDG, « l'évolution des monnaies pourraient être défavorable à l'euro ». LVMH redoute une appréciation de la monnaie européenne face aux autres devises, qui pénaliserait ses ventes à l’international.

Quoi qu’il en soit, le groupe proposera à ses actionnaires un dividende de 2,90 euros par action au titre de 2012 (+12%). Un acompte sur dividende de 1,10 euro par action a déjà été distribué le 4 décembre dernier. Le solde de 1,80 euro sera mis en paiement le 25 avril 2013.

Vers 10h55, le titre grignote 0,5% sur un marché parisien en hausse de 0,9%.