PPR a fait état vendredi de résultats qu’il qualifie lui-même d’ « excellents » en 2012 grâce aux performances de ses marques de luxe. Le propriétaire de Gucci, Yves Saint-Laurent et Bottega Veneta, entre autres, affiche un bénéfice net récurrent en hausse de 28,2% à 1,27 milliard d'euros et supérieur aux attentes des analystes.

En 2012, le luxe a généré des ventes de 6,21 milliards d'euros, en hausse de 26,3% (+15,1% à périmètre comparable). Il avait franchi en 2010 pour la première fois la barre des 4 milliards d'euros et quasiment atteint les 5 milliards en 2011. Les marques de PPR recèlent « un potentiel de croissance organique considérable », a déclaré le directeur financier Jean-Marc Duplaix lors d'une conférence téléphonique, soulignant « l'accélération sensible » au quatrième trimestre des ventes de ce pôle.

Le pôle sport/lifestyle a moins brillé, avec des ventes de 3,53 milliards d'euros, en hausse de 11,9% (+3,3% à périmètre comparable) en 2011. Puma, qui assure à lui seul 92% du chiffre d'affaires de ce pôle, a vu son bénéfice net divisé par trois et son résultat opérationnel courant reculer de 13%. %. « Le plan de transformation a pesé sur le résultat de l'année mais le potentiel intrinsèque est immense », a commenté M. Duplaix.

Fnac, La Redoute: cessions prévues en 2013

L’amélioration spectaculaire du bénéfice net du groupe tient à la déconsolidation, autrement dit la sortie des comptes, du pôle distribution en cours de cession. Ce dernier comprend les activités de vente à distance Redcats (La Redoute, …) et la Fnac. Début février, PPR a annoncé la finalisation de la cession des activités américaines de Redcats. Il est en négociations exclusives pour la cession du pôle enfants-famille de sa filiale, composé des marques Cyrillus et Vertbaudet. « Cette transaction (…) devrait être conclue dans les prochains mois », indique-t-il. Reste la Redoute, pour laquelle le groupe a engagé des « travaux préparatoires » en vue d’une cession au second semestre 2013.

PPR veut également se désengager de la Fnac qu’il prévoit d’introduire en bourse après l’assemblée générale des actionnaires qui se tiendra le 18 juin prochain. S’il y parvient, PPR aura finalisé son « recentrage stratégique » sur les secteurs du Luxe et du Sport & Lifestyle et pourra ainsi tirer pleinement partie de la croissance de ces secteurs.

Le titre, qui a déjà pris 12% depuis le début de l’année, grimpe encore de 6,9% vendredi dans un marché proche de l’équilibre. Il vaut aujourd'hui 170 euros alors qu'il avait touché un plus bas de 33 euros en décembre 2008.