Ce n’est pas encore un « non » définitif, mais il réduit les chances de Bernard Arnault d’obtenir la nationalité belge. Ce week-end, le parquet de Bruxelles a confirmé son avis négatif sur la demande de naturalisation du patron de LVMH. « Bernard Arnault a toujours sa résidence principale à Paris et reste fiscalement domicilié en France. Il reste résident français », justifient des responsables du parquet cités par l’AFP.

La décision définitive n’appartient pas au parquet mais à la commission des naturalisations, composée de députés. Celle-ci pourrait rendre son verdict courant avril. Elle devra examiner l’existence d’ « attaches véritables » de M. Arnault en Belgique. Même si ce dernier possède une maison à Bruxelles et a transféré l’essentiel de sa participation dans LVMH dans une société belge, il doit aussi prouver avoir résidé pendant trois ans dans le pays.

Or, comme le souligne le parquet, la résidence principale de l’homme d’affaires a toujours été en France. M. Arnault lui-même a indiqué qu’il resterait quoiqu’il arrive résident français et paierait ses impôts en France. Selon ses avocats, sa demande n’est pas motivée par des raisons fiscales mais par le cadre juridique qui permettrait de mieux sécuriser ses sociétés, notamment en cas de "décès accidentel".

Si sa demande était approuvée, M. Arnault et ses ayants-droits pourraient s’acquitter d’un milliard d’euros de droits de succession en Belgique.