Par rapport à novembre, la hausse est de 2,6%. En termes de volume, la variation est comparable au pic atteint en février 2010.
Les petites boutiques telles qu’Argos, Halfords, Primark et Next ont constitué le principal moteur de la croissance des ventes. L’augmentation affichée est de 8,1% sur 12 mois contre 2,6% pour les plus grands magasins comme Tesco, Sainsbury's, Morrisons, Marks et Spencer et Debenhams.
Ces derniers ont toutefois vu leurs ventes évoluer sur l’année de 11,7%, un plus haut depuis 2000.
Les ventes sur Internet ont représenté 12% des ventes de décembre (+4,8% sur un mois et +10,9% sur un an). 675,4 millions ont été payés pour des achats on line.

Une belle surprise...

Les dépenses des consommateurs ont crû bien plus que prévu. La moyenne des estimations des analystes tablait sur 0,2%.
Ceux-ci auraient été favorisés par les importantes ristournes faites par les vendeurs.
Le montant total dépensé dans les magasins a crû de 3,6% par rapport à novembre. En moyenne, 44,1 millions de livres ont été déboursés sur le mois, contre 42,6 millions de livres en décembre 2012.
L’accroissement significatif des ventes au détail augure une robuste croissance de l’économie britannique dans son ensemble au quatrième trimestre de l’année 2013 dont les chiffres doivent être dévoilés à la fin du mois. Le PIB du Royaume-Uni s’est élevé de 0,8% au troisième trimestre.

... à relativiser 


Pour certains observateurs, cette statistique doit être considérée avec prudence. Les Britanniques auraient reporté leurs achats d’octobre et de novembre en décembre dans l’espoir de faire de meilleures affaires. Ainsi l’important volume de vente en décembre doit être relativisé par rapport à la relative morosité constatée au cours des deux précédents mois.

Par ailleurs, il est très possible que la frénésie des consommateurs anglais se calme en ce début d’année, eu égard à leur pouvoir d’achat limité par une très légère expansion des salaires et une inflation de 2%.