LVMH est un paquebot décidément bien résistant. Le numéro un mondial du luxe a encore augmenté son chiffre d'affaires en 2013, de 4%, à 29,15 milliards d’euros. Hors effets de change, ses ventes ont grimpé de 8% alors que le secteur dans son ensemble a crû deux fois moins vite, d’après le cabinet Bain&Company.

Le résultat opérationnel courant du groupe ressort en hausse de 2% à 6 milliards d’euros, pour un bénéfice net stable à 3,4 milliards d’euros. LVMH compte proposer un dividende de 3,10 euros, en hausse de 7%.

En 2013 le groupe a maintenu «une bonne dynamique» aux Etats-Unis (+9% de croissance organique des ventes) et en Asie (+13%) et estime avoir également bien résisté en Europe (+2%). LVMH réalise 37% de ses ventes en Asie, 11% en France, 19% dans le reste de l’Europe, 23% aux Etats-Unis et 10% ailleurs dans le monde. Par divisions, le résultat opérationnel de la Mode et maroquinerie, pilier principal emmené par Louis Vuitton, a reculé de 4% à 3,14 milliards d’euros, tandis que toutes les autres activités voient leur résultat progresser: +6% pour la distribution sélective (Sephora…), +9% pour les vins et spiritueux, +2% pour les parfums et cosmétiques et +12% pour les montres et la joaillerie.

Pour 2014, Bernard Arnault se dit « relativement confiant » mais n’a pas donné d’indication sur l’évolution attendue des ventes. Celles-ci pourraient être impactées, comme l'année dernière, par les effets de change. Tout dépendra aussi de la performance de Louis Vuitton, la marque phare du groupe qui a souffert ces dernières années d’une certaine forme de banalisation, selon les analystes. « Nous avons décidé de poursuivre chez Louis Vuitton une stratégie de croissance plus raisonnable», centrée sur les sacs en cuir très haut de gamme. « On a des listes d’attente qui augmentent semaine après semaine», a indiqué Bernard Arnault.

LVMH compte également sur ses récentes acquisitions dont la marque de cachemire italienne Loro Piana, pour asseoir sa domination sur le marché mondial du luxe.

Vers 11h30, le titre gagne 5,6% sur un marché parisien en baisse de 0,9%.