L’Oréal n’a pas brillé au premier trimestre contrairement à l’année dernière. Le numéro un mondial des produits de beauté e a enregistré une baisse de 2,2% de son chiffre d’affaires à 5,64 milliards d’euros. A taux de change constants, le chiffre d’affaires ressort en hausse de 3,7%. C’ est la plus faible croissance organique du groupe depuis la récession de 2009, souligne le courtier Bernstein.

Cette contreperformance est due notamment à une baisse de 5,6% (-0,6% en organique) en Amérique du nord. Les ventes de L’Oréal Paris, Garnier et Maybelline ont été affectées par l’hiver rigoureux outre-Atlantique, ainsi que par une base de comparaison élevée (elles avaient bondi de 9% au premier trimestre 2013).

Le PDG du groupe, Jean-Paul Agon, s’est cependant montré confiant quant à un rebond des ventes au deuxième trimestre. « Ce trimestre a été contrasté mais a donné des signes encourageants, comme la reprise des marchés d'Europe du Sud qui constitue une extrêmement bonne surprise », a-t-il dit, rappelant que cette reprise était de bon augure pour les marges du groupe, l'Europe dégageant la plus forte rentabilité. D'autant que les marchés émergents et le luxe (Lancôme, Armani, Kiehl's, YSL Beauté) restent dynamiques, si l’on exclut les effets de change.

Vers 11h, le titre gagne 1,9% sur un marché parisien en baisse de 0,2%.