A 158 euros l’action, Kering (ex PPR) n’est pas à proprement parler une valeur bon marché. Pourtant le numéro trois mondial du luxe reste moins bien valorisé que ses concurrents. Le ratio cours/bénéfice ressort environ 15% en-dessous de la moyenne du secteur, relèvent les analystes de Bank of America-Merrill Lynch.

Fort de ce constat, le bureau d’études a fait passer mardi son conseil de ‘Sous-Performance’ à ‘Achat’ et son objectif de cours de 140 à 195 euros (+40%). Il estime que les revenus et les bénéfices du groupe vont s’accélérer à partir du second semestre, tirés par l’ensemble de ses marques de luxe (Gucci, YSL, Bottega Venetta…). Le pôle sportswear, quant à lui, affiche des perspectives beaucoup plus mitigés. Mais les efforts de redressement mis en oeuvre chez Puma pourraient également contribuer à l'amélioration des résultats.

Cependant, Bofa-Merrill Lynch estime que le groupe devrait céder Puma pour se recentrer sur le luxe, et libérer ainsi un potentiel de +50% pour le titre. « Dans notre scénario ideal, 1/ le groupe vendrait Puma et rembourserait sa dette 2/ Gucci créerait une coentreprise avec Yoox (site de vente en ligne d’articles de grande marque, ndlr) 3/ et les petites marques à forte croissance du groupe seraient revalorisées au niveau qu’elles méritent », écrivent les analystes. Avec des si…