L’Oréal a publié vendredi des résultats supérieurs aux attentes des analystes pour le quatrième trimestre. Après un fort ralentissement aux Etats-Unis, en Europe de l'Ouest et en Chine, la division grand public (L'Oréal Paris, Garnier, Maybelline) a redressé la barre, signant une croissance de 3% au dernier trimestre, après un recul de 0,4% au trimestre précédent. Toutes les zones géographiques ont fait mieux au 4e trimestre - hormis la région Afrique-Moyen Orient restée stable - avec une progression particulièrement forte en Europe de l'Ouest (+4,3%), la région la plus rentable du groupe, ainsi qu'en Amérique latine (+13,9%).

Cette performance du 4e trimestre, la meilleure d'une année en demi-teinte, a permis à L'Oréal de signer une croissance organique de 3,7% sur l'ensemble de 2014. Le résultat opérationnel a progressé, de 3,5% à) 3,9 milliards d’euros, tandis que le bénéfice net a bondi de 66% à 4,9 milliards en raison de la plus-value générée par la cession de Galderma à Nestlé (2,1 milliards d'euros).En excluant cet élément exceptionnel le bénéfice net affiche une hausse de 3,1% à 3,12 milliards d'euros.

« L'Oréal signe une solide fin d'année, avec une croissance organique beaucoup pus forte que prévu », ont souligné les analystes d’UBS. En dépit d’un environnement économique « incertain » le groupe veut toujours faire mieux que le marché des cosmétiques en 2015, qu’il voit en croissance d’environ 3,5%. «L'effet devises très positif va contribuer à une belle croissance de nos ventes et de nos bénéfices» a commenté le PDG Jean-Paul Agon.

Malgré la confiance affichée par le groupe, le titre pourrait marquer une pause après un rallye de 35% ces quatre derniers mois. Les analystes de Credit Suisse ont ainsi fixé un objectif de cours de 155 euros pour les prochains mois alors que le titre avance de 0,8% à 159 euros vendredi. Deutsche Bank vise 145 euros mais conseille de conserver le titre.